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Audi, Volvo et Mercedes seront au Salon de l'auto de Québec

Ces constructeurs automobiles ont boudé le Salon de l'auto de Montréal

Des milliers de visiteurs vont chaque année au Salon de l'auto de Québec.

Des milliers de visiteurs vont chaque année au Salon de l'auto de Québec.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Érik Chouinard

Le Salon international de l’auto de Québec se réjouit d'avoir convaincu des constructeurs comme Audi et Volvo à participer à l'événement cette année. Ces derniers ne figuraient pas sur la liste des exposants du Salon international de l'auto de Montréal.

Mercedes est là, Audi est là et Volvo est là, ils sont tous là, donc on est très content, affirme avec enthousiasme le directeur général du salon, Charles Drouin.

Seul grand absent, c'est Tesla, autant à Montréal qu'à Québec.

Dans la métropole, certains constructeurs ont expliqué leur choix de manquer le Salon de l'auto notamment par le manque de nouveauté et le coût de la participation, selon Éric LeFrançois, expert du cahier Auto du quotidien La Presse.

Mercedez-Benz y sera représenté par des concessionnaires seulement.

Pascal Forget porte un casque de réalité virtuelle de la marque Audi.

En 2018, Audi avait offert des expériences technologiques aux visiteurs du Salon international de l'auto de Montréal.

Photo : Radio-Canada

Charles Drouin estime que son salon arrive encore à échapper aux enjeux qui touchent les autres rendez-vous similaires ailleurs dans le monde.

Québec est une ville passionnée d’automobiles, on le voit année après année, déclare-t-il.

Contrairement à d’autres salons où l’achalande est en baisse, à Québec, il est arrivé à se maintenir. Selon le directeur général, dans les trois dernières années, chaque fois, entre 70 000 et 78 000 visiteurs ont franchi les portes.

Pour Québec, c’est presque une personne sur dix qui vient nous visiter. Au Canada, on est le salon numéro un au prorata de la population de la ville, remarque M. Drouin.

Pour expliquer ces succès, Charles Drouin croit que la formule de Québec y joue pour beaucoup. Depuis six ans, on a vraiment pris un virage familial et on a davantage transformé le salon en événement, ce ne sont plus uniquement que des présentations d’autos, précise-t-il.

En plus d’une section de jeux vidéo et d’une impressionnante collection privée d’autos de luxe, le SIAQ offrira aussi cette année un service de halte-garderie, pour que les parents puissent y laisser leurs enfants quelque temps.

Charles Drouin ajoute qu’une quinzaine de voitures électriques seront disponibles pour faire des essais routiers. Selon lui, ce genre d’occasion confirme la pertinence des salons de l’auto.

La composante d'une voiture électrique.

La composante d'une voiture électrique.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Conjuguer automobile et environnement

Malgré quelques coups d’éclat de la part de militants pour le climat dans d’autres salons à Montréal et ailleurs dans le monde, Charles Drouin indique qu’aucune précaution supplémentaire n’a été prise cette année à Québec.

Moi, tout ce que j’ai à dire c’est que les manufacturiers ont investi des sommes colossales dans les dernières années pour venir améliorer leur impact environnemental, répond-il.

Charles Drouin est aussi le chef de la direction de la corporation Mobilis, un organisme qui regroupe 145 concessionnaires de la grande région de Québec. Il croit que l’industrie a passé à l'action et a bien entamé une transition écologique.

Il y a quelques années, on avait environ à peine sept modèles électriques ou hydriques, et là on est rendu à plus de 40 modèles, remarque-t-il.

Selon lui, l’auto aura toujours sa place dans la région, même avec l’arrivée du réseau de transport structurant. Moi je ne le vois pas d’un mauvais œil du tout, l’automobile et le transport en commun vont toujours cohabiter, mais le transport en commun ne correspond pas à l’ensemble des besoins de tout le monde, souligne Charles Drouin.

Vitrine pour l’industrie

Le directeur général du SIAQ indique qu’avec l’arrivée de l’internet, les acheteurs font maintenant beaucoup moins de visites chez les concessionnaires avant de prendre leur décision.

En 2005, il y avait en moyenne 6,1 visites en concessions avant un achat, en 2019 cette moyenne se situe plutôt 2,4 visites, selon les données fournies par M. Drouin.

La Toyota Mirai au Salon international de l'auto de Québec

La Toyota Mirai au Salon international de l'auto de Québec en 2017.

Photo : Radio-Canada / Jérémy Legault

La façon de magasiner a changé, l’internet est un outil fabuleux, mais c’est aussi important de voir les autos en personne et de poser l’ensemble de ses questions, souligne-t-il.

Charles Drouin donne des statistiques pour appuyer ses propos. 30 % des visiteurs sont en processus d’achat lorsqu’ils viennent au salon et 42 % ont l’intention d’acheter un véhicule, soutient-il.

Il ajoute aussi que l’an passé 72 % des visiteurs ont dit avoir été influencés dans leur décision d’achat après leur passage. Alors pour moi, le Salon de l’auto aura toujours sa raison d’être, poursuit-il.

Le salon a eu lieu du 3 au 8 mars au Centre de foires de Québec.

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