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L’Institut de technologies du sud de l’Alberta élimine 230 postes

Des étudiants marchent en rangées. Le premier rang tient une large banderole. Il y est écrit en anglais : les étudiants ne seront pas silencieux.

Les étudiants de l'Université de l'Alberta et de l'Université MacEwan avaient manifesté à l'automne contre les compressions budgétaires.

Photo : Radio-Canada / Richard Marion

Les coupes budgétaires de l’automne 2019 ainsi que celles annoncées dans le budget déposé jeudi forcent l’Institut de technologies du sud de l’Alberta (SAIT) à supprimer 230 emplois d’ici la fin du mois de mai.

Les postes à éliminer incluent 80 qui sont actuellement vacants. Les dépenses d’infrastructures et de soutien administratif seront également réduites. 

C’est une situation difficile pour notre établissement. Perdre des gens passionnés par le succès de leurs étudiants n’est jamais facile, a affirmé le porte-parole du SAIT, Chris Gerritsen, dans un communiqué.

Des licenciements supplémentaires ailleurs

L’Université de Calgary évalue encore pour sa part les conséquences du budget sur ses activités.

Selon son président, Ed McCauley, la subvention Campus Alberta, qui permet de payer notamment le salaire des professeurs a été réduite de 26 millions de dollars.

Cela pourrait amener à la perte de positions supplémentaires, a-t-il prévenu. L’établissement a déjà éliminé 250 emplois après le budget de l’automne 2019.

Quant à l’Université de l'Alberta, elle s'attend à une baisse de son financement pour 2020-2021 de 11 %, ce qui survient quatre mois après l'annonce d'une baisse de 6,9 % de son financement pour l'année en cours.

Ce sont des nouvelles difficiles et le défi qui nous attend est important, admet le recteur de l'Université de l'Alberta David H. Turpin dans un communiqué.

La taille des classes continuera d'augmenter et la restructuration de certains programmes aura lieu explique le recteur en ajoutant que des pertes d'emplois pourraient survenir.

Inquiétude du milieu universitaire

L’inquiétude gagne aussi le personnel universitaire. C’est clairement un mauvais budget. [Jason] Kenney confirme son allergie pour le milieu de l’éducation postsecondaire, a affirmé la professeure d’histoire à l’Université de l’Alberta Valérie Lapointe-Gagnon.

Valérie Lapointe-Gagnon est en entrevue dans un studio.

Valérie Lapointe-Gagnon, professeure au Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta.

Photo : Radio-Canada / Louis-André Bertrand

Celle qui est aussi la présidente de l'Association de promotion et défense de la recherche en français, Acfas-Alberta, craint que les programmes et la recherche en langue française ne soient les premières victimes de ces réductions budgétaires.

Le directeur de l’École de politiques publiques de l’Université de Calgary, Pierre-Gerlier Forest, s’inquiète aussi pour l’avenir de la recherche en Alberta.

L’Alberta s'était donné des universités de recherche de premier plan, des universités avec des réputations internationales, des centres d'innovation qui étaient admirés partout au Canada. Ça va rendre la vie des établissements très difficile, dit-il.

La goutte d'eau dans un vase plein

Les étudiants ne sont pas en reste. Même s’ils se félicitent du maintien du financement pour la santé mentale, ils se plaignent du contexte de plus en plus difficile pour leurs études.

En plus des restrictions budgétaires, ils doivent également assumer des frais de scolarité et des taux d’intérêt des prêts étudiants en hausse ainsi que l’élimination de crédits d’impôt.

Il n’y a aucune augmentation de bourses pour les étudiants à bas revenus. C’est vraiment inquiétant pour l’abordabilité et l’accessibilité à l’éducation postsecondaire, déplore Adam Brown, le vice-président externe de l’Association étudiante de l’Université de l’Alberta.

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