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Une poursuite révisée contre le Carrefour Racine

L'extérieur du Carrefour Racine.

Le Carrefour Racine

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe

Mélyssa Gagnon

Saguenay réclame 5,5 millions de dollars à l’entreprise de l’homme d’affaires Paul Boivin dans le dossier de la vente du Carrefour Racine. La Ville avait intenté un premier recours en 2018, mais devant l’inaction du promoteur, qui n’a pas encore rénové le bâtiment et son stationnement, un nouveau recours a été déposé vendredi en Cour supérieure.

En 2013, l’entreprise de Paul Boivin a acheté de Saguenay l’édifice du Carrefour Racine, où se trouve le CLSC de Chicoutimi. L’homme d’affaires a payé 335 000 $ pour le bâtiment, ce qui est bien en deçà de la valeur marchande de l’immeuble, qui totalise 3,6 millions de dollars.

La vente était conditionnelle à ce que Paul Boivin et sa compagnie concrétisent un projet de 10 millions de dollars au Carrefour Racine. Ce projet devait notamment comporter un hôtel-boutique, ce qui aurait mis la table à la création de quelque 200 emplois.

Le propriétaire s’était aussi engagé à démolir et à reconstruire le stationnement à étages de la rue Hôtel-Dieu, située derrière le Carrefour Racine et actuellement dans un état de désuétude avancé. Une portion de l’autogare a d’ailleurs été condamnée, puis démolie. Paul Boivin avait promis de créer un minimum de 160 nouvelles cases de stationnement.

« Négligence et mauvaise foi »

Sept ans plus tard, rien de tout cela n’a été fait. En 2018, Saguenay a déposé une première poursuite, laquelle est demeurée lettre morte. Après consultation avec des experts en évaluation et des avocats, la Ville revient à la charge avec une poursuite bonifiée. Elle considère que Paul Boivin et son entreprise « ont fait preuve de négligence et de mauvaise foi ».

Aujourd’hui, on la dépose [la poursuite] à 5,5 millions. Il faut se souvenir qu’à l’époque, on avait vendu l’immeuble du CLSC de même que le stationnement à étages à Paul Boivin et ses entreprises à un prix X, en fonction du fait qu’il devait y avoir un projet qui devait se réaliser dans les mois ou les années à venir. Il n’y a rien de ces engagements-là qui ont été respectés, confirme le directeur des communications de Saguenay, Jeannot Allard.

Selon la Ville, le montant de la poursuite représente 3,6 millions de dollars, soit la valeur marchande du bâtiment, 1,3 million de dollars en perte de revenus de taxation et 270 000 $ en perte de revenus de stationnement et en frais juridiques.

Les avocats se parlent toujours. Ils se parleront encore. Peut-être qu’il y aura entente, peut-être pas. S’il n’y a pas entente, bien un jour ou l’autre, ça va aller en procès, poursuit Jeannot Allard.

Saguenay espère que Paul Boivin réagira rapidement afin que ce secteur de la Ville puisse être redynamisé. Le manque de stationnements est un problème criant au centre-ville de Chicoutimi.

Réplique par communiqué

Par voie de communiqué, Paul Boivin dit que la Ville a fait des affirmations diffamantes qu'il a l'intention de réfuter devant un tribunal.

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Saguenay–Lac-St-Jean

Procès et poursuites