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Plus d'un téraoctet de contenu pornographique privé du site OnlyFans au cœur d’une fuite

Clavier avec les lettres XXX et un doigt qui s'apprête à appuyer sur « Enter ».

Créé à Londres en 2016, OnlyFans offre un service d’abonnement payant à des chaînes proposant du contenu exclusif.

Photo : iStock

Radio-Canada

Une fuite d’entre 1,5 et 4 téraoctets d’images et de vidéos pornographiques provenant du site OnlyFans est devenue virale jeudi. Les documents ont été relayés par le site de stockage infonuagique Mega.

Créé à Londres en 2016, ce réseau social propose un service d’abonnement payant à des chaînes proposant du contenu exclusif. Il est très populaire auprès des acteurs et actrices pornographiques, des travailleurs et travailleuses du sexe, ainsi que des influenceurs et influenceuses. On y propose des publications, des photos et des vidéos sans censure.

OnlyFans écarte pour l’instant la thèse d’un vol de données ou d’un piratage. « Nous avons enquêté sur les allégations de piratage de notre site et nous n’avons trouvé aucune preuve de quelque brèche que ce soit dans nos systèmes », affirme un porte-parole du réseau questionné par BuzzFeed News. « Le contenu visé par cette supposée fuite semble provenir de plusieurs sources, incluant d’autres services de médias sociaux », précise-t-il.

Plusieurs versions circulent

Les documents au centre de la fuite ont été classés en dossiers, en fonction de leur date de publication et du pseudonyme des personnes derrière le contenu. Les liens consultés par BuzzFeed News incluent notamment du contenu publié par des vedettes de TikTok, des modèles Instagram et des stars du porno amateur.

La journaliste écossaise Vonny LeClerc est l’une des premières à avoir remarqué la fuite, qui faisait un tabac sur Twitter au Royaume-Uni jeudi. Elle a découvert au moins cinq dossiers provenant de Mega qui circulaient sur les réseaux sociaux. 

« Beaucoup de personnes se servent [d’OnlyFans] comme source de revenus. Des jeunes, des personnes trans et non binaires, des personnes en situation de handicap et des gens qui n’ont pas l’accès le plus facile aux emplois traditionnels », explique-t-elle.

« Les créatrices et créateurs de contenu sont très inquiets, avec raison, poursuit la journaliste. J’ai reçu plusieurs messages privés de la part de travailleuses et de travailleurs du sexe qui voulaient savoir s’ils se trouvaient sur la liste. Malheureusement, il semble que la fuite ait attiré des trolls qui tentent de jeter le blâme sur les victimes et qui traitent les femmes de dégénérées. »

Une utilisatrice du service qui a souhaité garder l’anonymat par crainte de harcèlement sur Twitter a affirmé qu’elle n’était pas certaine d’être touchée par la fuite parce que plus dossiers différents circulaient sur Twitter. « C’est déchirant de voir que le contenu pour lequel nous avons travaillé si fort se retrouve dans les mains des mauvaises personnes », a-t-elle affirmé à BuzzFeed News

Une impression de déjà vu

Ce n’est pas la première fuite de contenu et d’informations personnelles appartenant aux travailleuses et travailleurs de l’industrie du sexe. Plus tôt cette année, TechCrunch rapportait que le site SextPanther avait lui aussi laissé fuir les informations de plusieurs internautes, dont leur adresse, leur date de naissance et leurs données biométriques. 

« Comme nous sommes privés des formes traditionnelles de paiement, nous sommes forcés de passer par des sites nichés [...] qui ne fournissent pas la même protection que les sites de confiance », a expliqué Danielle Blunt, une dominatrice qui a cofondé l’organisation Hacking//Hustling, un groupe qui milite pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe. « Cette vulnérabilité est exploitée par des personnes malveillantes. »

Avec les informations de Buzzfeed News, et TechCrunch

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