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Les Passamaquoddys pourraient être reconnus comme une Première Nation

Une photo d'archives d'un campement de la nation passamaquoddy.

Un campement de Passamaquoddys. Le territoire traditionnel de la Première Nation s'étendait des deux côtés de la frontière internationale, le long de la vallée de la rivière Sainte-Croix.

Photo : Nation Passamaquoddy

Radio-Canada

Après deux ans de discussions avec les gouvernements fédéral et provincial, les membres de la nation passamaquoddy, aussi connue sous le nom de nation peskotomuhkati, pourraient bientôt obtenir la reconnaissance de leur peuple comme Première Nation.

Les Passamaquoddys au Nouveau-Brunswick obtiennent un gain de reconnaissance, mais un des principaux défis reste de savoir comment intégrer à ce statut les membres qui habitent du côté américain de la frontière.

Les relations et le traité concernant notre Première Nation sont discutés par l’ensemble de la nation et la Couronne, donc pas seulement pour les membres qui se trouvent en sol canadien, explique Paul Williams, le négociateur principal des Peskotomuhkati.

Paul Williams.

Paul Williams est le négociateur principal de la Première Nation Peskotomuhkati (Passamaquoddy).

Photo : Paul Williams

La Première Nation lutte pour sa reconnaissance depuis des décennies déjà.

Il y aurait 350 membres au Nouveau-Brunswick et 3000 autres membres répartis entre deux communautés dans l’État du Maine.

Les trois parties se réunissent presque chaque mois depuis deux ans pour des négociations que Paul Willams qualifie de complexes.

La première est la reconnaissance de notre communauté en vertu de la Loi sur les Indiens, ce qui nous permettrait de fournir des services nécessaires à notre communauté, des soins de santé, de l’éducation et du logement.

Paul Williams, négociateur principal des Peskotomuhkati

Selon Paul Willams, les Peskotomuhkati ont signé des traités de droits avec la Couronne dès 1725, mais avec l’arrivée des loyalistes après la révolution américaine et à cause d’erreurs administratives par des membres du ministère des Affaires indiennes, ces droits ont été perdus.

Pour notre nation, cela signifie la reconnaissance de notre peuple et des relations plus saines avec la Couronne. Cela se transpose en une économie basée sur notre communauté, du respect pour les terres que nous habitons et une collaboration pour remettre en santé l'écosystème, raconte-t-il.

Cette reconnaissance signifierait aussi un réaménagement des terres ancestrales le long de la vallée de la rivière Sainte-Croix.

Il reste plusieurs questions à éclaircir, comme celles du partage des terres, mais aussi celles de l’attribution des droits qu’auraient les communautés de Pleasant Point et d'Indian Township au Maine du côté canadien de la frontière.

Un précédent important

Une cause similaire sera entendue en Cour suprême du Canada en mai. La Première Nation Sinixt cherche elle aussi la reconnaissance de son peuple. La décision dans ce dossier pourrait trouver un écho au Nouveau-Brunswick, notamment en ce qui trait aux droits de pêche et de chasse pour les membres qui habitent au Maine.

Les Sinixt se retrouvent aussi des deux côtés de la frontière canado-américaine, entre la Colombie-Britannique et l’État de Washington. Près de 3000 personnes de descendance sinixt résideraient aux États-Unis.

Le gouvernement du Canada avait annoncé l'extinction de la Première Nation Sinixt en 1956, mais plusieurs survivants se seraient joints à d’autres Premières Nations de la Colombie-Britannique.

Les Peskotomuhkati ont demandé à être entendus comme intervenants dans cette cause.

Les négociations vont bon train

Plus d'indicateurs permettent de déterminer que les négociations se passent bien.

Paul Williams explique qu’un processus de négociations a été établi sur une période de deux ans, mais que ce genre de discussions s’étend souvent sur une décennie.

Carte avec une vue aérienne du terrain.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En 2018, le gouvernement fédéral a cédé aux Peskotomuhkati 1011 hectares de terres sur la rivière Sainte-Croix. Il comprend un pavillon de chasse historique et une grande collection d'objets de Passamaquoddys.

Photo : Service Nouveau-Brunswick

En février 2018, Ottawa a fait l’achat d’une parcelle de 2500 acres (1011 hectares) située aux abords de la rivière Sainte-Croix et en a fait don au Passamaquoddy Recognition Group Inc.

Ces terres, près de Scotch Ridge, comprennent un camp de chasse historique et une collection d'artefacts appartenant aux Peskotomuhkati, rassemblés par les anciens propriétaires des terres.

Le négociateur en chef s’attend à ce que la plupart des points litigieux soient résolus au cours des deux prochaines années.

Avec les informations de CBC

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