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Trêve commerciale et coronavirus : l'avantage du homard canadien menacé

Pêcher le homard à l'aurore.

Les exportations de homard des Maritimes vers la Chine ont bondi de façon importante ces dernières années.

Photo : Radio-Canada / Ann-Édith Daoust

Radio-Canada

Les pêcheurs canadiens de homard risquent de bientôt perdre l’avantage qu’ils détiennent sur les Américains depuis que la Chine impose des tarifs sur les fruits de mer pêchés aux États-Unis.

Selon les sénateurs Angus King et Susan Collins, du Maine, et leurs collègues de la Chambre des représentants Chellie Pingree et Jared Golden, jusqu'à 300 millions de dollars en exportations américaines de fruits de mer pourraient être exemptés de tarifs chinois dans la prochaine année.

Cela inclut le homard vivant qui permet aux pêcheurs des Maritimes de faire des affaires d’or en Chine depuis que les représailles chinoises en 2018, dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis, avaient fait bondir le homard du Maine à un prix 35 % plus élevé que celui du Canada.

En Nouvelle-Angleterre, on se réjouit à l’avance d’une embellie pour les pêcheurs de la région. Nous saluons ces développements prometteurs pour l’industrie du homard du Maine, ont écrit cette semaine dans une déclaration commune les sénateurs Collins et King et les représentants Golden et Pingree.

Coronavirus : le ministre minimise la durée de la crise

À court terme cependant, l'allègement des sanctions commerciales n’est pas la préoccupation première de l’industrie des pêches. L’apparition d’un nouveau coronavirus en Chine a fait grandement diminuer les exportations de homard des Maritimes vers l’Asie.

Keith Colwell.

Keith Colwell, le ministre des Pêches et de l’Aquaculture de la Nouvelle-Écosse, le 23 février 2018 à Halifax

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Jusqu’à neuf cargaisons de homard vivant s’envolaient chaque semaine de la Nouvelle-Écosse vers la Chine. Depuis la fin janvier, il n’y a qu’un ou deux départs par semaine, et les cargaisons sont parfois plus petites.

Le ministre des Pêches de la Nouvelle-Écosse, Keith Colwell, anticipe qu’il faudra probablement de trois à quatre mois pour que les exportations de homard vivant vers la Chine reviennent aux niveaux où ils se situaient avant l’apparition des premiers cas de COVID-19.

Le COVID-19 a été détecté pour la première fois à Wuhan, en Chine, en décembre.

Le ministre Colwell insiste pour dire qu’il ne s’agit que d’une déviation mineure. Nous sommes implantés solidement dans ce marché. Aussitôt que la population en Chine peut sortir à nouveau et aller au restaurant, nous serons de retour, a-t-il affirmé cette semaine.

Un vendeur ramasse des palourdes pour les mettre dans un sac dans un marché public à Beijing, en Chine, le 27 juin 2018.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des fruits de mer dans un marché public à Beijing, en Chine, le 27 juin 2018

Photo : Reuters / Thomas Peter

C’est une préoccupation importante, admet le ministre. Pas seulement au sujet du homard, mais de tout ce que nous y exportons.

Les exportations de fruits de mer de la Nouvelle-Écosse, incluant le homard, vers la Chine se sont chiffrées à 728 millions de dollars l’année dernière.

D’après le reportage de Paul Withers, de CBC

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