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  • Jean-Paul Riopelle, géant de la peinture canadienne

    Image en gros plan de Jean-Paul Riopelle.

    Le peintre Jean-Paul Riopelle est un des géants de la peinture canadienne.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Jean-Paul Riopelle est considéré comme un des plus grands peintres canadiens. Des reportages de Radio-Canada nous dévoilent des aspects importants de sa carrière et de sa pensée.

    Un Canadien de l'avant-garde artistique parisienne

    Il y a ça, chez Riopelle. Il y a une fureur chez lui. Et en même temps, il y a une sensibilité tout à fait étonnante.

     Daniel Lelong, galerie Maeght-Lelong, Paris

    Le peintre, sculpteur et graveur Jean-Paul Riopelle est né à Montréal le 7 octobre 1923. Il est décédé à Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues le 12 mars 2002.

    Plonger dans l’art de Jean-Paul Riopelle, c’est pénétrer dans une œuvre d’avant-garde qui fait l’éloge des mondes intérieurs, de l’intuition et de l’abstraction.

    C’est dans les années 1940 que Jean-Paul Riopelle fait ses débuts artistiques.

    Élève du peintre Paul-Émile Borduas, il devient membre du groupe des Automatistes. Il est un des signataires du manifeste Refus global qui constitue un jalon dans l'histoire de l'art au Québec.

    Jean-Paul Riopelle s’installe à Paris dès 1947. Il reviendra définitivement au Canada en 1990.

    Dans la capitale française, il devient le peintre canadien le plus apprécié et se transforme en vedette internationale aussi renommée en Europe qu’aux États-Unis.

    On retrouve ses œuvres dans plusieurs musées majeurs du monde.

    Le Point, 26 décembre 1994

    À l’émission Le Point du 26 décembre 1994, le critique d’art François-Marc Gagnon, dans une longue entrevue accordée au journaliste Raymond Saint-Pierre, brosse un portrait de Jean-Paul Riopelle.

    François-Marc Gagnon explique comment Jean-Paul Riopelle est devenu un des dix plus grands peintres vivants dans le milieu de l’art parisien à partir des années 1960.

    L’homme a du flair et le sens du moment propice. Il s’éloigne des courants qui s’essoufflent ou qui sont en marge.

    Jean-Paul Riopelle sait également manœuvrer dans la faune parisienne, ce qui n’est pourtant pas facile.

    Si les critiques s’enthousiasment pour Riopelle, c’est aussi que son œuvre comprend une composante typiquement canadienne, dont l'exotisme séduit Paris.

    Les experts mentionnent par ailleurs que l’originalité du travail de Jean-Paul Riopelle est d’établir des liens entre l’avant-garde picturale européenne, notamment française, et la peinture américaine contemporaine.

    Par exemple, souligne François-Marc Gagnon, Jean-Paul a été un des rares adeptes pendant plusieurs années à Paris de la technique picturale dite de l’all over. Cette technique élimine toute forme de hiérarchie et de point de focalisation dans un tableau au moyen de couches de peinture multiples.

    La technique de l’all over rapproche Jean-Paul Riopelle de la peinture américaine et d’importants peintres américains comme Jackson Pollock.

    Contrairement à beaucoup de peintres de l’avant-garde européenne, Jean-Paul Riopelle est intelligible pour les critiques américains, ce qui explique son succès à New York.

    François-Marc Gagnon parle aussi du Jean-Paul Riopelle des dernières années. L'artiste réussit encore à surprendre par son côté subversif et dérangeant.

    Jean-Paul Riopelle montre aussi un grand amour de la nature et aspire à un retour aux origines, aspects qui marquent sa production tardive.

    Une rétrospective enthousiasmante

    En 1991, le Musée des beaux-arts de Montréal ouvre le pavillon Jean-Noël Desmarais pour mettre en valeur sa collection d’art moderne et contemporain.

    Montréal ce soir, 19 novembre 1991

    Le 19 novembre 1991, le journaliste Claude Deschênes présente au Montréal ce soir l’exposition inaugurale proposée à cette occasion.

    C’est une rétrospective en 130 tableaux et sculptures de l’œuvre de Jean-Paul Riopelle préparée par Jean-Louis Prat de la Fondation Maeght. Jean-Louis Prat est un spécialiste et un grand ami du peintre.

    Un reportage du journaliste Paul Toutant suit la présentation de Claude Deschênes. Le journaliste a visiblement été ébahi par l’exposition.

    Paul Toutant rend hommage à la vitalité de l’ensemble de l’œuvre qui cherche à rendre constamment le souvenir de la nature.

    Le reportage met par ailleurs l’accent sur certaines productions, notamment la série Les icebergs et Les oies que peint Jean-Paul Riopelle dans les dernières années de sa vie.

    Transmettre

    Jean-Paul Riopelle, dit-on, a mauvais caractère et parle très peu de lui-même.

    Par contre, il a un souci de transmission de la connaissance et veut favoriser les échanges entre les artistes européens et québécois pour partager de nouvelles techniques.

    En tête, 15 novembre 1985

    C’est ce qu’on apprend dans un reportage de la journaliste Marie-Hélène Poirier présenté à l’émission En tête du 15 novembre 1985.

    L’idée d’une fondation germe tranquillement dans l’esprit de Jean-Paul Riopelle et lui tient terriblement à cœur.

    L’inspiration lui vient de la célèbre Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence en France. C’est donc à un musée-atelier auquel songe l’artiste et dont la conception est très loin des musées traditionnels.

    Le peintre et ami de Riopelle Jean-Louis Prat, de la Fondation Maeght, trouve le lieu tout indiqué pour loger le projet : l’ancienne prison de Québec qui donne sur le fleuve Saint-Laurent.

    La journaliste Marie-Hélène Poirier nous apprend que Jean-Paul Riopelle prépare des dessins inspirés par les oies pour représenter son projet. Celui-ci, du moins dans la mouture envisagée par l’artiste, ne verra cependant pas le jour.

    En 2019, une fondation, destinée à valoriser le travail des artistes canadiens et internationaux de la relève en arts visuels, est créée à Montréal.

    Elle porte le nom de Jean-Paul Riopelle.

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