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Première journée au SLO : tempête et grève du zèle nuisent à l'achalandage jeunesse

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Plus de 4000 jeunes manquaient à l'appel, en cette première journée du Salon du livre de l'Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Kevin Sweet

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Environ 4200 enfants de moins que prévu se sont présentés au Salon du livre de l'Outaouais pour la première journée d'activités. La grève du zèle des enseignants en Ontario, qui paralyse les sorties scolaires depuis des semaines, et la tempête, qui a entraîné la fermeture de toutes les écoles du côté de l'Outaouais, ont eu raison de l'affluence au Salon.

C'était beaucoup plus calme qu'à l'habitude dans les corridors du Salon du livre de l'Outaouais (SLO) au Palais des congrès de Gatineau, jeudi.

C'est sûr que le salon est moins bondé que d'habitude le jeudi. Il n’y a vraiment pas la même énergie et frénésie, ne peut que constater Mélanie Rivet, la directrice générale du SLO.

Les organisateurs du Salon anticipaient déjà l'absence des élèves des écoles de l'Ontario en raison de la grève du zèle des enseignants qui persiste. L'imprévu, par contre, c'était la tempête hivernale et la fermeture de toutes les écoles du côté de l'Outaouais.

« Il y a des défis, mais on ne contrôle pas ces situations-là. Ce qu'on contrôle, c'est comment on se tourne de bord et qu'on organise les choses pour que ça se passe le mieux possible. »

— Une citation de  Mélanie Rivet, directrice générale du Salon du livre de l'Outaouais

D’ailleurs, pour pallier l’absence des élèves, les familles ont dès mercredi soir été invitées à entrer gratuitement au Salon, de 9 h à 14 h, afin de profiter de cette première journée, ce qui expliquerait peut-être la présence de quelques familles en avant-midi.

Des ateliers annulés

Par ailleurs, le quart des activités prévues en milieu scolaire, soit 25 ateliers, a dû être annulé. De ce nombre, 15 l’étaient déjà en raison du conflit dans les écoles ontariennes.

Des auteurs jeunesse de l'extérieur de la région, comme la Torontoise Mireille Messier, jumellent souvent des animations dans les écoles avec leur passage au Salon du livre pour couvrir leurs frais de déplacement.

Mme Messier se dit solidaire des enseignants, mais l'annulation de ses participations dans les écoles empêche l'autrice de rentabiliser son séjour à Gatineau. Elle ne viendra donc pas au SLO cette année, mentionnant que ce n’est que « partie remise ».

Je voyais mon revenu potentiel diminuer, diminuer, diminuer jusqu'à la semaine dernière, [quand] la dernière école a dû annuler également, fait valoir Mireille Messier.

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L'auteur jeunesse Richard Petit discute avec un lecteur au Salon du livre de l'Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Kevin Sweet

D'autres auteurs, tel Richard Petit, profitent quant à eux du plus faible nombre de jeunes présents afin de prendre plus de temps pour échanger avec les lecteurs qui se pointent à leur kiosque.

C’est quoi, l’impact? C’est faire de l’argent? Non. Tu rentabilises le temps que tu es ici justement pour leur parler et rencontrer les gens, explique M. Petit.

« C'est de transformer ça. [...] Qu'est-ce qu'on peut faire de cette journée-là? Ben là, on s'organise pour avoir un meilleur rapport avec les gens. On a le temps de leur jaser. »

— Une citation de  Richard Petit, auteur

Malgré ce brin d'optimisme, les organisateurs du salon envisagent déjà de possibles pertes financières, même s’ils ne peuvent pas encore se prononcer sur le montant exact.

C’est certain qu'on s'engage à payer les auteurs pour les animations, même si c'est annulé. [...] Pour les écoles, on va voir comment on va gérer ça, explique la directrice générale, Mélanie Rivet.

Le Salon du livre de l’Outaouais se déroule jusqu’à dimanche.

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