•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

68 milliards de mélodies générées par un algorithme et mises dans le domaine public

Des mains de robot jouent du piano.

L'algorithme conçu par Damien Riehl et Noah Rubin a enregistré toutes les mélodies possibles à 8 notes sur 12 temps.

Photo : getty images/istockphoto / Iaremenko

Radio-Canada

Deux musiciens et programmeurs américains ont généré « toutes les mélodies du monde » à l’aide d’un algorithme avant de réclamer leurs droits d’auteurs et les mettre dans le domaine public. Le but? Stopper les poursuites pour plagiat, qui, selon eux, étouffent la liberté créative des musiciens et musiciennes.

Concrètement, l’algorithme conçu par Damien Riehl et Noah Rubin a enregistré toutes les mélodies possibles à 8 notes sur 12 temps. Il les a générées au rythme de 300 000 mélodies par seconde et les a ensuite exportées en format MIDI, un type de fichier servant à composer de la musique.

Quand les juges et les avocats pensent aux musiciens, ils pensent à des gens qui puisent dans leur propre créativité pour mettre au monde quelque chose qui est parti de rien. [...] Mais cela n’est pas vrai, explique Damien Riehl dans une conférence TED Talk, disant plutôt penser qu’il existe un nombre fini de mélodies et que tous les artistes pigent dans une seule et même « banque » de mélodies.

Il cite en exemple le membre des Beatles George Harrison, qui a été poursuivi par le groupe The Chiffons en raison des similitudes entre sa chanson My Sweet Lord (1970) et la chanson He’s So Fine (1963). Le tribunal avait alors conclu que le musicien avait involontairement plagié He’s So Fine, une chanson que le principal intéressé a dit n'avoir jamais entendue.

[En composant], si vous êtes chanceux, vous choisirez une mélodie qui n’a jamais été utilisée. Si vous êtes malchanceux, vous choisirez une mélodie déjà existante, même si vous ne l’avez jamais entendue. [...] Un groupe peut l’entendre et vous poursuivre même si vous ne connaissiez pas leur chanson. Vous venez alors de piler sur une mine mélodique, illustre-t-il.

Reste à voir si la banque de mélodies de Damien Riehl et Noah Rubin tiendra devant les tribunaux la prochaine fois qu’un artiste se fait poursuivre pour plagiat. Les musiciens-programmeurs se disent confiants malgré tout.

Toutes les mélodies qu’ils ont générées et le code pour leur algorithme sont offerts publiquement sur la plateforme GitHub (Nouvelle fenêtre).

Avec les informations de Motherboard, et Le Monde

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !