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Fonds pour l'unité nationale : le Bloc veut savoir

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Tout en se réjouissant de l'abolition du fonds pour l'unité nationale, le chef du Bloc, Gilles Duceppe, continue à poser des questions sur son origine et son fonctionnement.

Même si le ministre des Finances, Ralph Goodale, a aboli le fonds pour l'unité nationale dans son discours du budget, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, veut quand même connaître les détails du fonctionnement du fonds.

En entrevue au Réseau de l'information mercredi, le chef bloquiste s'est réjoui de l'annonce de la suppression du fonds doté d'un budget de 40 millions de dollars par année.

La mesure permettra de réaliser des économies de 7,4 millions de dollars cette année et de 40 millions annuellement par la suite.

Gilles Duceppe estime malgré tout que trop de questions restent sans réponse: à quoi a servi l'argent, d'où provenait l'allocation de 4,8 millions de dollars versée à l'organisme Option Canada, dans un temps record, trois semaines avant le référendum du 30 octobre 1995 au Québec? A-t-il été utilisé pour organiser le « love in » de Montréal, tout juste avant le référendum?

Que savait Paul Martin?

Après avoir rappelé que la confirmation de l'existence de ce fonds «secret» est venue de l'ancien ministre des Travaux publics Alfonso Gagliano, dans une entrevue au RDI, M. Duceppe a dénoncé le refus, mardi, des députés libéraux membres du Comité des comptes publics des Communes d'exiger la divulgation des détails sur son fonctionnement.

Les libéraux étant majoritaires au comité, ils ont voté contre une requête bloquiste en ce sens, requête qui est donc restée sans suite. Ce qu'on en sait pour le moment, c'est que le fonds était sous l'autorité du premier ministre et qu'il a servi à financer des contrats de commandites fédérales.

Gilles Duceppe est catégorique: « Si un ministre des Finances (Ralph Goodale) a aboli le fonds, c'en est un autre (Paul Martin) qui l'a rempli », affirme-t-il. Le chef bloquiste y voit la preuve que Paul Martin en savait davantage sur le programme de commandites qu'il ne veut l'admettre.

Le reportage de Patrice Roy

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