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Paul Martin veut changer la culture politique

Radio-Canada

Dans un discours visant à rehausser la cote de popularité du Parti libéral au Québec, M. Martin affirme qu'au terme des changements qu'il propose, le gouvernement fédéral «ne sera jamais plus comme avant».

Poursuivant sa tournée du Québec, le premier ministre Paul Martin a prononcé un discours destiné à rehausser la cote de popularité du Parti libéral au Québec, dans la foulée du scandale des commandites.

Parlant devant la Chambre de commerce de Québec, le premier ministre a promis de changer la façon dont les choses se font dans la capitale fédérale.

Selon lui, il est clair que depuis quelques décennies, le bureau du premier ministre était devenu trop puissant, au détriment du processus parlementaire. «Nous mettrons fin au copinage», a-t-il affirmé.

Pour contrer cet état de fait, il a rappelé les différentes mesures annoncées par son gouvernement depuis son accession au pouvoir le 12 décembre, comme la tenue de votes libres aux Communes, de façon à revaloriser le rôle des députés.

Il a cité aussi la création d'un poste de conseiller en éthique qui se rapportera aux Communes et non plus au bureau du premier ministre, de même que les modifications annoncées cette semaine au processus de sélection des dirigeants des sociétés d'État et des commissaires à l'immigration et au statut de réfugié.

Protection des dénonciateurs

Le premier ministre a aussi affirmé que les changements ne s'arrêteraient pas là. Il a annoncé pour lundi prochain le dépôt d'un projet de loi pour protéger les dénonciateurs des abus dans la fonction publique et les sociétés d'État. À quelques jours de la présentation du budget fédéral, il a enfin répété que son gouvernement appliquera le principe de «tolérance zéro» dans le gaspillage des fonds publics.

À plusieurs reprises dans son discours, le premier ministre a répété son engagement à modifier la gestion du gouvernement fédéral. «Prenez-en ma parole: la bureaucratie, le processus politique, Ottawa au complet ne seront plus jamais comme avant», a-t-il affirmé.

Ce discours du premier ministre clôturait une tournée de trois jours au Québec, qui l'a emmené en Abitibi lundi et en Estrie mardi. Cette tournée vise à rehausser la cote de popularité de son parti, à la suite de sondages démontrant une chute de plusieurs points des libéraux au Québec depuis les révélations du rapport Fraser sur les commandites.

Le reportage de Patrice Roy

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