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Les immigrants vivent dans la pauvreté au Québec

Radio-Canada

Plus d'un immigrant sur quatre montre un faible revenu, révèle l'Association d'études canadiennes. C'est près de huit points de plus que la moyenne au pays.

L'Association d'études canadiennes (AEC) révèle que le Québec accuse un net retard par rapport aux autres provinces en termes d'intégration des immigrants. L'organisme a publié une étude comparative basée sur les données de Statistique Canada, vendredi.

Ainsi, plus d'un immigrant sur quatre, soit 26,9 %, est en situation de faible revenu, tandis que la moyenne canadienne est à 18,1 %. Le seuil de faible revenu désigne non pas le seuil de pauvreté mais celui qui est nettement inférieur à la moyenne.

Selon le directeur général de l'AEC, Jack Jedwab, le Québec doit se demander pour quelles raisons ses immigrants sont économiquement les plus mal en point au pays. Il faut ajouter à ces données celles sur le chômage, voulant que l'insertion économique des immigrants est plus lente au Québec, et que, pour cette raison, environ le quart d'entre eux quittent la province.

Les minorités visibles aussi

Autre élément susceptible de déclencher un débat public, d'ajouter M. Jedwab, est l'incidence de faible revenu observé chez les minorités visibles, qui se situe à 40,4 % au Québec. Un taux plus élevé de 13 points par rapport la moyenne nationale. En Nouvelle-Écosse, où vit une importante communauté noire, le pourcentage est de 30,7 %, alors qu'il est de 24,9 % en Ontario et de 28,4 % en Colombie-Britannique.

M. Jedwab reconnaît que le Québec a investi des efforts importants pour attirer ici des immigrants investisseurs et entrepreneurs en leur offrant des primes, par exemple. En outre, il note que les Québécois se montrent davantage ouverts à accueillir des immigrants que les résidents des autres provinces canadiennes.

Il se demande enfin si le problème ne tient pas au réseautage qui serait plus marqué au Québec qu'à Toronto, où il serait plus courant de voir des immigrants dans des postes importants dans des banques et autres grandes entreprises.