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Divorce à l'amiable entre Jeanson et la FQSC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La cycliste Geneviève Jeanson a retiré sa demande de licence, lundi, auprès de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), puisqu'elle en a obtenu une du côté américain.

8 mars 2004 – «Geneviève Jeanson ne fait plus partie de la FQSC puisqu'elle a retiré sa demande de licence», a annoncé lundi le directeur général de l'organisme provincial, Louis Barbeau.

La cycliste a retiré sa demande de licence, lundi, auprès de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), puisqu'elle en a obtenu une du côté américain.

La Québécoise représentera toujours le Canada lors des manifestations internationales puisque peu importe le pays qui émet la licence, le code de l'Union cycliste internationale (UCI) tient compte du pays de résidence.

«Les Canadiens Michael Barry, Gordon Fraser et Erik Wholberg font comme Geneviève puisqu'ils résident aux États-Unis», soutient M. Barbeau.

Le chargé des communications de l'équipe Rona, Daniel Larouche, concède que c'est une procédure banale. «La licence tardait à être émise par la FQSC, alors Geneviève a décidé de se tourner vers les États-Unis pour pouvoir courir, avance M. Larouche.

Fin du consensus

Les explications quant aux raisons qui motivent ce retard dans l'émission de la licence québécoise sont aux antipodes. «Nous jugions le rapport de la commission scientifique incomplet, explique M. Barbeau. Geneviève a refusé de fournir des résultats hématologiques qui auraient permis d'éclaircir son exclusion des Championnats du monde l'an dernier.»

Cette commission scientifique a été mise sur pied par l'Association cycliste canadienne pour faire la lumière sur l'exclusion de Jeanson des Championnats du monde 2003 en raison d'un hématocrite trop élevé. «Elle a été exclue de la compétition parce que son état de santé inspirait la crainte, alors nous voulions nous assurer qu'elle ne courait aucun risque avant de lui émettre sa licence», poursuit M. Barbeau.

Mais la version du clan Jeanson diffère.

Du délire

«Geneviève a fourni tous les résultats demandés, explique M. Larouche. Il n'y a aucune règle qui permet à la FQSC de refuser la licence à Geneviève. Tout le monde veut l'empêcher de courir...»

La suspension de l'UCI a pris fin en novembre 2003 lorsque Jeanson a fourni une prise de sang dont l'hématocrite respectait la limite de 47. «Nous vivons dans un État de droit et le sport est régi de la même façon. Geneviève respecte le règlement de l'UCI et elle devrait avoir le droit de courir sans être embêtée.»

Les inquiétudes de la FQSC n'émeuvent pas M. Larouche: «Une inquiétude est un état d'âme, pas une règle. Son hématocrite est maintenant normal selon les règles de l'UCI, la FQSC n'a aucune leçon à donner à personne et aurait dû lui remettre sa licence. C'est du délire!»

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