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Commandites: 350 000 dollars s'envolent

Radio-Canada

Selon Travaux publics Canada, 600 000 dollars ont été versés pour le Jamboree des neiges de Québec, qui a réuni 3000 scouts, mais les organisateurs de l'événement affirment qu'ils n'ont touché que 250 000 dollars.

Le quotidien de Québec Le Soleil fait de nouvelles révélations surprenantes dans son édition de mardi au sujet du Programme des commandites.

Selon le journal, sur les 600 000 dollars versés par Ottawa pour financer le Jamboree des neiges, qui regroupait 3000 scouts durant 10 jours à Québec, il y a quatre ans, les organisateurs de l'événement n'ont touché en bout de ligne que 250 000 dollars.

La subvention avait été accordée par l'entremise du Programme de commandites et confiée à Groupaction Gosselin Communications stratégiques, a affirmé le secrétaire et directeur général des Scouts du Québec, Robert Nowlan.

Le directeur du Jamboree, lui, Claude Despatie, a déclaré au journal qu'il ne savait pas où étaient passés les 350 000 dollars, « aucune idée. J'ai demandé 250 000 $, j'ai obtenu 250 000 $ ».

L'opposition vise Denis Coderre

À Ottawa, lundi après-midi, ce sont les liens d'amitié entre le président du Conseil privé, Denis Coderre et le président de l'agence de publicité Groupe Everest, Claude Boulay, qui ont refait surface lors de la période des questions.

Des députés du Parti conservateur et du Bloc québécois ont posé des questions au gouvernement, au sujet de la publication d'un vidéo montrant le ministre Coderre adressant des bons voeux au président de Groupe Everest, à l'occasion de l'anniversaire de ce dernier.

Conservateurs et bloquistes ont tenté de savoir si le premier ministre Martin avait posé des questions au ministre Coderre au sujet de ses liens avec M. Boulay.

En l'absence de Paul Martin et et de Denis Coderre, le leader du gouvernement en Chambre, Jacques Saada, a répondu que MM. Coderre et Boulay se connaissaient depuis plus de 20 ans et qu'une personne ne peut effacer ses liens d'amitié parce qu'elle entre en politique.

Denis Coderre sur vidéo

Les questions de l'opposition faisaient référence à la publication, par le quotidien La Presse sur son site Internet d'un vidéo dans lequel Denis Coderre, souhaite, «au nom du gouvernement canadien», un bon anniversaire au président de l'agence Groupe Everest. Le vidéo a été tourné en 2001.

L'année précédente, le groupe Everest avait obtenu une subvention d'un demi-million de dollars pour une consultation sur le sport amateur, alors que cette responsabilité relevait du ministre Coderre au niveau fédéral. Appelé à commenter le vidéo, M. Coderre a déclaré que Claude Boulay était un ami de longue date.

Des plaines d'Abraham...

Par ailleurs, les plaines d'Abraham, à Québec, ont bénéficié du programme fédéral de commandites, sans avoir jamais rien demandé officiellement.

Les administrateurs du parc urbain de Québec ont confirmé au Soleil avoir reçu 1,2 million de dollars pour différents projets dont le maître d'oeuvre était l'agence Gosselin Communications.

Le secrétaire de la Commission des champs de bataille nationaux, Michel Leullier, a déclaré au quotidien que la Commission avait simplement appelé au ministère des Travaux publics pour savoir si elle était admissible au programme et que le retour d'appel était venu de Gosselin Communications.

M. Leullier a ajouté que l'initiative de mettre en oeuvre des projets était prise par l'agence de communications, après discussions avec les dirigeants de la Commission.

«On a eu des services, des travaux, des résultats, mais on a jamais vu l'argent», a déclaré pour sa part à Radio-Canada le président de la Commission, André Juneau.

Société d'État fédérale, la Commission des champs de bataille nationaux est responsable de la gestion du Parc des champs de bataille, qui longe le St-Laurent à Québec.

... jusqu'au Bluenose II

À Halifax, le président du fonds chargé d'administrer le bateau Bluenose II a déclaré au journal Halifax Chronicle Herald que son organisme n'a jamais touché la totalité des 3,3 millions de dollars qui lui ont été attribués par Ottawa dans le cadre du programme des commandites.

Des documents du ministère fédéral des Travaux publics indiquent que des subventions totalisant plus de 3,3 millions de dollars ont été accordées au célèbre bateau sur une période de quatre ans par l'entremise de trois firmes de communications.

Le plus important montant s'élève à 2,3 millions de dollars, qui ont été confiés à Lafleur Communications Marketing, au Québec, au cours de l'année fiscale 1997-98.

Or, le sénateur libéral Wilfred Moore, président du Fonds de préservation du Bluenose II, affirme que le cabinet Lafleur n'a versé que 359 000 dollars à son organisme en 1996. Le sénateur Moore ne se souvient plus du montant exact que le Fonds a obtenu entre 1997 et 2001, mais il assure que cette somme était très en deçà de 3,3 millions de dollars.

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