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Embouteillage sur le chemin de la fourmilière

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs européens analysent les déplacements des fourmis et remarquent qu'elles utilisent des règles simples grâce auxquelles l'organisation du trafic s'adapte aux contraintes du milieu.

Qui ne s'est jamais questionné en regardant une colonie de fourmis à l'oeuvre ? Et bien une équipe européenne s'est penchée sur la question et a analysé les déplacements de ces insectes.

De précédants travaux ont établi que les grandes sociétés de fourmis organisent leurs déplacements à partir d'un réseau de pistes balisées chimiquement.

Les chercheurs ont découvert que, pour prévenir la formation de bouchons sur ces routes, les fourmis ont des règles comportementales définies grâce auxquelles l'organisation spatiale du trafic s'adapte automatiquement aux réalités du milieu.

Cette façon de procéder permet à une colonie de maximiser l'apport de nourriture au nid et repose sur un bon équilibre entre conflit et coopération.

Comment gérer les déplacements

La plupart des groupes organisent leurs déplacements. Parfois, une concentration importante d'individus dans un endroit peut conduire à une paralysie totale. Celle-ci est évitée si des mécanismes de dispersion entrent en action, à l'exemple de ce que l'on constate chez l'humain dans les déplacements collectifs de piétons.

Les fourmis se déplacent souvent le long de pistes bien définies. Elles utilisent une trace chimique déposée par une ouvrière exploratrice revenant à son nid après avoir découvert une source de nourriture.

Cela permet de recruter d'autres ouvrières qui empruntent à leur tour la piste pour se rendre à la source de nourriture, et ainsi la renforcer lors de leur trajet de retour.

Lorsque les fourmis ont la possibilité d'emprunter différents chemins, on observe, à faible densité, qu'elles n'utilisent qu'un seul chemin.

L'équipe a également constaté lors de ces travaux que lorsque la densité des fourmis atteint un certain seuil, on assiste à une réorganisation complète du trafic. Elles se répartissent alors équitablement sur deux trajets, ce qui se traduit par un trafic symétrique.

Les travaux complets sont publiés dans la revue Nature.

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