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Aristide est en Afrique

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

On apprend que, moins de 24 heures après avoir remis sa démission de la présidence de Haïti, Jean-Bertrand Aristide est arrivé à Bangui en République centrafricaine. Il se rendrait ensuite en Afrique du Sud.

Moins de 24 heures après avoir remis sa démission de la présidence de Haïti, Jean-Bertrand Aristide est arrivé, en compagnie de son épouse Mildred, à Bangui, en République centrafricaine, dans un avion civil aux couleurs d'Haïti.

Selon des responsables du protocole centrafricain, l'ex-président haïtien qui a démission dimanche pour éviter un bain de sang dans son pays ne restera à Bangui que quelques jours. Il se rendrait ensuite en Afrique du Sud.

Cependant, l'Afrique du Sud précise ne pas avoir encore reçu de demande d'asile. Le vice-ministre des Affaires étrangères ajoute toutefois que son pays est prêt à considérer toute demande.

Entre temps, un couvre-feu est entré en vigueur dans la capitale haïtienne, de 18h00 à 06h00 lundi.

Le commissaire de police Rudy Berthomieux avait précisé plus tôt, sur les ondes d'une radio locale, que la police nationale instaurait cette mesure pour rétablir l'ordre et qu'elle sévirait contre toute personne qui enfreindrait ce couvre-feu.

Le reportage de Guy Lapointe

Il faut dire que Port-au-Prince a été le théâtre de pillages et de violences dimanche. Le dernier bilan fait état d'au moins quatre morts et d'une dizaine de blessés par balles.

Le président démissionne

Rappelons que le président d'Haïti, Jean-Bertrand Aristide, a démissionné de ses fonctions dimanche matin et quitté Haïti peu après, en avion.

Le premier ministre Yvon Neptune a lu une déclaration signée par Jean-Bertrand Aristide dans laquelle il affirme avoir démissionné pour éviter un bain de sang. Conformément aux statuts de la Constitution haïtienne, le juge en chef de la Cour de cassation, Boniface Alexandre, a été assermenté comme président par intérim et a immédiatement lancé un appel au calme.

Claude Desbiens trace un portrait de Jean-Bertrand Aristide

Les violences éclatent

La nouvelle a tôt fait de provoquer des débordements à Port-au-Prince.

On a assisté à des scènes de pillage en face du Palais national, siège de la présidence.

Des centaines de partisans d'Aristide armés de machettes, de fusils et de différentes armes ont marché dans le secteur en scandant des slogans favorables au président en fuite.

L'un des dirigeants de l'opposition pacifique, Evans Paul, a appelé les Chimères, partisans armés de M. Aristide, à déposer les armes, et la police à assurer l'ordre en Haïti.

Le chef des insurgés, Guy Philippe, s'est dit prêt à déposer les armes et souhaite l'arrivée d'une force internationale le plus rapidement possible. Il affirme qu'il sera à Port-au-Prince lundi ou mardi.

En soirée, Evans Paul a affirmé qu'il y aura une réunion d'urgence avec des représentants des insurgés.

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