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Un parcours pour les élèves surdoués afin de prévenir le décrochage

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un professeur de mathématiques montre quelque chose à une étudiante sur un écran d'ordinateur.

Participante au projet pour jeunes à haut potentiel du Collège François-de-Laval, Sandrine Nobert est supervisée par son professeur de mathématiques, Éric Lessard.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Depuis septembre, les élèves doués du Collège François-de-Laval, dans le Vieux-Québec, ont accès à un nouveau programme adapté à leurs besoins particuliers.

L'initiative appelée Parcours pour élèves à haut potentiel a été inspirée d'un besoin exprimé par un parent, dont l'enfant a un diagnostic de douance.

La maman nous avait invités l'an passé à un colloque de l'Association Haut Potentiel. C'est à partir de là qu'on s'est dit : "On peut faire quelque chose pour ces jeunes-là", relate Marc Dallaire, directeur général du Collège François-de-Laval.

Le programme permet aux élèves doués d'être exemptés de certains cours, lorsqu'ils maîtrisent la matière, pour se consacrer à un projet de création, que ce soit de nature littéraire ou scientifique, ou encore de jeux vidéo, par exemple.

Ce parcours leur permet de fréquenter le milieu scolaire régulier, ajoute Marc Dallaire, grâce à un projet personnel qui les passionne, qui est adapté à leur motivation afin qu'ils sentent un intérêt supplémentaire à demeurer à l'école.

Une adolescente Sandrine Nobert enlace sa mère Caroline Pageau.

Une participante au projet pour jeunes à haut potentiel du Collège François-de-Laval, Sandrine Nobert, et sa mère Caroline Pageau.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

École à la maison

Avant son entrée au secondaire, Caroline Pageau, la mère de Sandrine Nobert, cherchait désespérément une école pour répondre aux besoins de sa fille qui a un diagnostic de douance. On se demandait, comment on va faire pour qu'elle soit assez heureuse, pour qu'elle ait le goût d'apprendre, se souvient Caroline Pageau.

Le passage vers la 6e année du primaire a été difficile pour Sandrine. C'est une année de consolidation des acquis, explique Caroline Pageau, pour être sûr que tout le monde est prêt à entrer au secondaire. On a dû lui faire l'école à la maison.

Ça n'a pas pris cinq jours, après sa rentrée en 6e année, Sandrine pleurait en rentrant de l'école. Elle nous demandait : "Est-ce que je peux faire autre chose?"

Caroline Pageau, mère de Sandrine Nobert

Le programme pour élèves à haut potentiel est arrivé au moment où Sandrine Nobert entrait au secondaire. Lorsqu'on nous a expliqué le projet, on était absolument convaincus que c'était la place où il fallait envoyer Sandrine.

Depuis que sa fille participe au programme en 1re secondaire, Caroline Pageau dit avoir constaté des bénéfices sur le plan de la motivation à l'école.C'est une école très ouverte. Dès qu'on voit une baisse de motivation, ils font des ajustements. C'est la différence parce qu'un enfant qui décroche, il décroche, ajoute-t-elle.

C'est des enfants qui ont besoin de défis donc tu ne peux pas juste les envoyer à la bibliothèque pour lire en attendant que le groupe arrive à la matière qu'il maîtrise moins, illustre Caroline Pageau, il faut qu'ils soient nourris continuellement. Et ce projet-là nourrit Sandrine.

La jeune fille âgée de 11 ans se dit aussi plus motivée d'aller à l'école depuis qu'elle réalise son projet de création de jeux vidéo. Si je comprends bien la matière, je peux aller sur mon ordinateur en classe et travailler sur mon projet, explique Sandrine Nobert.

Ça me prend de la motivation pour garder mes notes hautes, ajoute-t-elle, car des fois t'es juste tenté de partir, t'as pu le goût de travailler.

Sandrine Nobert, élève du Collège François-de-Laval
Une jeune fille, Sandrine Nobert, marche dans un corridor d'école, avec un ordinateur portable sous le bras.

Participante au projet pour jeunes à haut potentiel du Collège François-de-Laval, Sandrine Nobert

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Une quinzaine d'élèves doués se sont inscrits au nouveau programme. Ils sont toujours sous la supervision d'un membre du personnel qui fait le suivi des projets. Dans le cas de Sandrine Nobert, c'est son professeur de mathématique, Éric Lessard.

Pour m'assurer qu'elle comprend la matière dispensée en classe, je lui fais faire des exercices. Si c'est acquis, je lui autorise de travailler en classe sur son projet, explique Éric Lessard, professeur du Collège François-de-Laval.

Si le besoin se fait sentir, le participant au programme peut aussi sortir de la classe et poursuivre son projet soit à la bibliothèque, au local de sciences ou au centre de production multimédia.

Le programme est offert par le collège sans frais de scolarité supplémentaire.

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