•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

200 personnes visées dans l'opération antibraconnage d’éperlans arc-en-ciel

Des objets saisis, dont des éperlans, sont disposés dans des sacs sur une table.

Les agents de la faune ont saisi des éperlans et d'autres objets lors des perquisitions menées au cours des dernières heures dans la MRC des Basques.

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Radio-Canada

Plus de 200 acheteurs et vendeurs sont visés par les agents de protection de la faune du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour leur implication dans un réseau de braconnage d’éperlans arc-en-ciel dans la région du Bas-Saint-Laurent.

Le ministère a présenté le bilan provisoire de son opération Effiléfin jeudi. Selon le ministère de la Faune, l'opération a mis fin à des activités illégales de pêche se déroulant dans le Bas-Saint-Laurent, principalement dans le secteur de Trois-Pistoles et de L'Isle-Verte.

Les perquisitions montrent que plus de 40 000 éperlans ont été vendus illégalement durant la saison hivernale en cours.

Actuellement, on travaille à ce que l’espèce [éperlan arc-en-ciel] puisse se rétablir. Un prélèvement de 40 000 éperlans, c’est vraiment majeur, parce que ça va vraiment chercher la population des reproducteurs.

Le biologiste Marc-Antoine Couillard du ministère de la Faune

Les quelque 200 personnes visées se voient reprocher les infractions suivantes : la vente et l’achat d’éperlans arc-en-ciel capturés à la pêche sportive; le surplus de prises d’éperlans arc-en-ciel; et la possession illégale de poissons.

Les dossiers concernant ces 200 personnes seront transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales. Si elles sont toutes reconnues coupables, ces personnes sont passibles d’amendes dont le total pourrait atteindre plus de 500 000 $.

Éperlans arc-en-ciel : une espèce vulnérable

Le président de l’Association des pêcheurs d’éperlans, Gaston Dionne, salue l'intervention des agents de la faune dans leur combat pour démanteler un réseau. Le président se désole que des citoyens s'adonnent au braconnage d'éperlans, une espèce qualifiée de vulnérable par les biologistes.

Il y a des gens qui vendent de l’éperlan, ce qui est totalement défendu! Il y a seulement les gens qui pêchent de façon commerciale qui ont droit de vendre de l’éperlan. Dans la région ici, il n’y a pas de permis de pêche commerciale. Seulement dans la Baie-des-Chaleurs.

Gaston Dionne, président de l’Association des pêcheurs d’éperlans

Gaston Dionne rappelle que les quotas de pêche de 60 poissons par jour sont respectés par ses membres et qu'un biologiste comptabilise les prises des pêcheurs pour s'assurer de pouvoir conserver la ressource pour les générations futures.

Opération Effiléfin

Plus de 140 agents de protection de la faune en provenance de plusieurs régions du Québec ont été déployés mercredi au Bas-Saint-Laurent pour effectuer des perquisitions et démanteler le réseau.

Selon les responsables de l’opération Effiléfin, sept cellules distinctes ont été démantelées. Un braconnier a également été retrouvé dans une de ces cellules avec une liste de ses clients.

L’enquête a été lancée en 2017. La Protection de la faune du Québec indique avoir reçu plusieurs signalements de citoyens au sujet de la vente illégale d'éperlans arc-en-ciel, ce qui a contribué à faire avancer l’enquête.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs compte poursuivre son opération dans les prochains jours.

Avec les informations de Denis Leduc

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Bas-Saint-Laurent

Crimes et délits