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Fausse alerte nucléaire à Pickering : une erreur humaine, conclut un rapport

Une centrale nucléaire au bord du lac Ontario.

Des millions d’Ontariens ont été réveillés par une alerte les avisant qu’un problème s’était produit à la centrale de Pickering, en banlieue de Toronto.

Photo : The Canadian Press / Frank Gunn

Radio-Canada

Une erreur humaine est à l'origine de l’envoi d'une fausse alerte avisant les Ontariens d'un problème à la centrale nucléaire de Pickering en janvier. C'est ce que conclut un rapport commandé le jour même de l'incident par le bureau de la solliciteure générale de l’Ontario.

Le rapport explique que le message qui a semé la panique chez de nombreux Ontariens a été envoyé par erreur pendant une vérification de routine. Le personnel du Centre provincial des opérations d'urgence (CPOU) a activé par mégarde le système d'alerte.

Le rapport précise que le CPOU fait des tests d'alerte deux fois par jour pour veiller à ce qu'il [le système] soit fonctionnel. Le 12 janvier, le message qui devait être envoyé au système d'essai à été envoyé sur le système d'alerte réelle.

Notre gouvernement regrette les graves inquiétudes que cet incident a entraînées chez de nombreux résidents de la province.

Sylvia Jones, solliciteure générale de l'Ontario

Même si le rapport pointe vers l'erreur humaine, on souligne aussi le besoin de renforcer le système de gestion des situations d'urgence, en améliorant la communication et la formation du personnel, par exemple.

Le gouvernement avait lancé l'enquête pour comprendre les ratés du système et éviter que la situation se reproduise.

Dans le message diffusé en matinée le 12 janvier, la province de l'Ontario parlait d'un incident à la centrale de Pickering, qui est située en banlieue de Toronto. Il aura fallu attendre près de deux heures avant qu'un correctif soit envoyé, en anglais seulement.

Le message indiquait qu'aucune situation nucléaire active n’était en cours la centrale.

Depuis l'incident, des milliers de pilules d'iodure de potassium ont été commandées par des citoyens de la grande région de Toronto. Ces comprimés peuvent être pris en cas d’accident nucléaire, afin de réduire les risques de développer un cancer de la thyroïde.

La centrale de Pickering a été mise en service en 1971. Elle est l'une des plus importantes au monde et produit 14 % de l'électricité de la province, selon OPG.

Pas de demandes pour une traduction

Si l'alerte n'a pas tardé à être diffusée à travers la province, aucune traduction des deux alertes n'a été envisagée ou planifiée. Le rapport mentionne que le CPOU n’avait aucun modèle [d'alertes] en français, et n’a pas cherché à faire traduire en urgence ces deux alertes.

Si les ressources étaient disponibles pour la traduction, les responsables en place ont choisi de ne pas faire appel aux ressources de traduction pour les alertes, y compris celle qui démentait l'alerte nucléaire.

Le rapport affirme qu'un délai de 30 minutes est nécessaire pour la traduction d'une alerte en urgence.

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