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Nouvelle lourde chute à Wall Street, la correction boursière à l'horizon

Des employés de la Bourse de New York observent leurs écrans avec inquiétude.

Cet important mouvement de recul des marchés est en majeure partie dû à la frilosité des investisseurs face aux effets de l’épidémie de coronavirus.

Photo : Reuters / Jeenah Moon

Radio-Canada

Ébranlé par l'épidémie de coronavirus, les principaux indices américains ont poursuivi leur dégringolade jeudi avec un recul de plus de 4 %. Le cumul des pertes des 10 dernières séances est maintenant le pire depuis la crise de 2008-2009 et place Wall Street en zone de correction boursière.

Après avoir perdu 900 points peu après l'ouverture des marchés jeudi matin, le Dow Jones n'a pas réussi à reprendre pied et a poursuivi sa descente, terminant la journée par un repli de 4,42 % par rapport à sa valeur de mercredi.

Le 12 février dernier, le Dow Jones atteignait une valeur record de plus de 29 551 points. Il a fini la journée jeudi à 25 764 points.

Le NASDAQ a lui aussi plongé et a terminé la journée avec une perte de 414 points, soit un recul de 4,61 %.

Les choses n’étaient guère mieux pour l’indice S&P 500, qui a clôturé en baisse de 137,63 points, à 2978,76. Une perte de valeur de 4,42 %.

Avec des pertes excédant les 10 % au cours des dix dernières séances, les trois indices phares de la Bourse de New York se retrouvent ainsi en zone de correction boursière.

Au Canada, l'indice TSX de la Bourse de Toronto a perdu plus de 460 points en début de journée. Peu avant 14 h, l'entreprise qui possède et exploite le TSX a ordonné l’interruption des échanges sur l’ensemble des indices, citant un problème de saisie des commandes. La Bourse de Toronto est restée fermée pour le reste de la journée.

Onde de choc sur les marchés européens

En Europe, les grands indices ont pour leur part reculé de plus de 3 %.

À Francfort, l’indice DAX a terminé la séance en forte baisse de 3,19 % à 12 367,46 points, soit un recul de 407,42 points.

Même scénario à Londres où l’indice FTSE-100 a clôturé la journée en recul de 3,5 %, soit une baisse de 246,17 points. L’indice londonien n'avait pas connu une telle chute depuis août 2015.

Le prix du pétrole accuse également un recul de 5 %, à moins de 46 $ US le baril.

Cet important mouvement de recul des marchés est en majeure partie dû à la frilosité des investisseurs face aux effets de l’épidémie de coronavirus qui s’étend aujourd’hui à l'Asie, à l'Europe, à l'Afrique, au Moyen-Orient et à l'Amérique du Nord et du Sud.

Moins enclins à investir dans des conditions économiques en proie à des contraintes subites de transport, des entraves aux mouvements des populations et des marchandises en raison d'une crise de santé publique, les investisseurs se replient sur des valeurs refuges – comme l'or qui s'est apprécié de 4,48 % depuis le début du mois, en progression de plus de 24,6 % au cours de la dernière année.

Pire que l'épidémie de SRAS

D'aprèes le vice-président principal et économiste en chef de l’Industrielle Alliance, Clément Gignac, la perspective d'une pandémie de coronavirus a des impacts économiques nettement plus importants que lors des épidémies passées, notamment parce que, cette fois, c'est la Chine qui est touchée.

C'est beaucoup plus considérable que ce qu’on avait pu voir en 2003 quand on avait eu le fameux SRAS. Pourquoi? Parce que la Chine représente maintenant 17 ou 18 % de l’économie mondiale; à l’époque, c’était à peine 3 ou 4 %.

Les marchés boursiers pensaient jusqu’à il y a une semaine que c’était limité à la Chine, que les autres continents ne seraient pas affectés. Or là, on parle d’une possibilité de pandémie, et là, c’est autre chose, a expliqué Clément Gignac sur les ondes de l'émission Midi info.

La bourse doit revenir les deux pieds sur terre. L’accélération des profits que le marché boursier pensait avoir cette année, ça va être reporté d’au moins six à neuf mois.

Clément Gignac, vice-président principal et économiste en chef de l’Industrielle Alliance

Pour ce qui est des perspectives à plus long terme, M. Gignac ne croit pas qu'on soit en récession, mais la réelle accélération de l’économie mondiale à laquelle on pouvait s’attendre en 2020, ça va être reporté. On va même avoir probablement un ralentissement économique en première moitié d’année.

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