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Google et les autres plateformes ont le droit de censurer des contenus

Le logo de Google devant un édifice d'une vingtaine d'étages.

Google vient de gagner une bataille judiciaire.

Photo : Reuters / Thomas Peter

Radio-Canada

Les géants technologiques comme Google ont toute liberté de supprimer des contenus sur leurs plateformes Internet, sans enfreindre la Constitution américaine, selon un jugement rendu mercredi par un tribunal de Californie.

La décision de la cour d'appel de San Francisco rejette la plainte du média conservateur PragerU. Il accusait YouTube d'avoir enfreint le premier amendement de la Constitution qui régit notamment la liberté d'expression et de la presse.

Cet article de la Constitution s'applique aux institutions gouvernementales, mais pas aux entités privées. Or malgré ses 2 milliards d'utilisateurs et utilisatrices par mois, YouTube, propriété de Google, reste un forum privé, pas un forum public soumis à l'examen de la justice en vertu du premier amendement, écrit la cour d'appel.

De son côté, PragerU estimait que Google avait enfreint la loi en limitant de manière arbitraire l'accès à certaines de ses vidéos portant sur des sujets aussi variés que les différences homme-femme ou des questions environnementales.

Le média conservateur affirmait que des vidéos similaires mises en ligne par des médias plus libéraux n'avaient pas subi le même traitement.

YouTube dit ne pas faire de discrimination politique

La plateforme YouTube s'est félicitée de la décision de la cour d'appel de confirmer un jugement pris en première instance.

Les produits Google ne font pas de discrimination politique, a déclaré un porte-parole de YouTube, Farshad Shadloo, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Nous prenons toutes les précautions pour concevoir nos produits et appliquer nos procédures de manière à ne pas tenir compte des penchants politiques, assure-t-il.

De son côté, PragerU a dit ne pas vouloir en rester là. Ce jugement est bien sûr une déception, mais nous n'allons pas abandonner la lutte et allons continuer à alerter le public sur la censure des idées conservatrices par les géants de la technologie, a déclaré le responsable du marketing de PragerU, Craig Strazzeri.

La directrice générale du média, Marissa Streit, a quant à elle déploré que la cour d'appel de San Francisco soit elle aussi effrayée par Goliath, Google.

Avec les informations de Agence France-Presse

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