•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Procès en justice : l'Univ. de Regina doit-elle divulguer le nom de ses donateurs?

Pan moyen d'Emily Eaton assise dans une salle de classe.

Emily Eaton poursuit l'Université de Regina pour obtenir l'information qu'elle cherchait.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Cour du banc de la Reine de Regina a entendu la cause d'une professeur de l’Université de Regina, Emily Eaton, qui demande l'accès aux noms des personnes et organisations qui financent les recherches sur les énergies fossiles de l'établissement d'enseignement postsecondaire.

En mai dernier, l'Université de Regina s'est présenté une première fois devant la juge Meghan McCreary de la Cour du banc de la Reine qui est chargée d'entendre l'affaire pour demander que l'audience ait lieu à huis clos, car des informations privées pourraient être divulguées par inadvertance. La juge McCreary a décidé qu'il n'y avait pas lieu de tenir le procès à huis clos.

Pendant l’audience sur la cause principale ce mercredi, l'avocate Erin Kleisinger, qui représente l'Université de Regina dans ce dossier, a tenu à préciser qu'il ne s'agissait pas d’une censure, mais plutôt, d’une exception législative qu’il faut respecter. Elle estime ainsi que l’Université de Regina a le droit de refuser de révéler l'identité des bailleurs de fonds et les facultés qui reçoivent de l'argent pour les recherches en question.

Pour sa part, l'avocat d'Émily Eaton, Daniel Leblanc, a rappelé que l'Université de Regina était un établissement public et qu'à ce titre, l'institution devait rendre des comptes. Il a aussi dit que les gens devraient connaître et débattre des effets potentiels de l'industrie des énergies fossiles en Saskatchewan, mais qu’ils n'ont pas les données pour le faire.

La liberté académique est là pour permettre aux gens de réellement s'engager et faire des recherches et s'engager avec le public dans leur recherche - et non pour éloigner les chercheurs du public.

Emily Eaton, professeur de l’Université de Regina

Mme Eaton a fait sa demande d'information dans le cadre d'une recherche portant sur l’influence possible que l'industrie pétrolière pourrait avoir sur les recherches faites au sein l'Université de Regina.

Pour cette recherche, Emily Eaton a reçu une aide financière de 24 000 $, dont 12 000 $ de l'Association canadienne des professeurs d'université et 12 000 $ qu'elle a recueillis en privé.

Après deux heures d'audience, la juge de la Cour du Banc de la Reine de la Saskatchewan a indiqué qu'elle rendrait sa décision d'ici le mois de juin, dans le meilleur des cas.

La liberté universitaire ou académique se définit couramment comme étant la liberté pour les professeurs d'enseigner, de publier leurs travaux de recherche, de critiquer et d'aider à définir les politiques de leurs institutions, et d'aborder des questions d'ordre public en tant que citoyens sans craindre de sanctions de la part de leur institution.

Avec les informations de Sophie Chevance

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Procès et poursuites