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Pénurie persistante de logements abordables en Abitibi-Témiscamingue selon le FRAPRU

Un logement à louer à Québec

La pénurie de logements qui sévit au Québec affecte aussi l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada

À l'approche du deuxième budget de la Coalition avenir Québec, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) demande au gouvernement de donner un peu d'oxygène au marché locatif en investissant rapidement pour la construction de logements sociaux.

La situation est difficile dans plusieurs régions du Québec, dont l'Abitibi-Témiscamingue comme l'explique la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme.

Le cas de l'Abitibi-Témiscamingue en est un de pénurie persistante depuis plusieurs années, ce qui entraîne des conséquences sur plusieurs ménages locataires, en particulier ceux dont les revenus ne suivent pas l'augmentation du coût des loyers. En un an, le loyer moyen a augmenté de 5 % à Rouyn-Noranda. C'est deux fois et demie l'inflation, et 3,6 % pour Val-d'Or, illustre Mme Laflamme.

Peu de logements, loyers élevés

Le taux d'inoccupation demeure sous le seuil d'équilibre de 3 % pour Rouyn-Noranda et Val-d'Or. Ce taux n'est disponible pour les autres MRC, mais des données de Statistiques Canada révèlent que les besoins sont tout aussi importants, notamment parce que trop de ménages consacrent plus de 50 % de leurs revenus au logement.

Abitibi-Ouest :

À La Sarre, 170 ménages allouent plus de la moitié de leur revenu à leur loyer

En 2016, plus de 2 000 ménages de l'Abitibi-Témiscamingue, consacraient plus de 50 % de leurs revenus pour se loger. À La Sarre, 170 ménages paient plus de la moitié de leurs revenus pour se loger. La norme établie est de 30 %, au-delà de ça, on a du mal à subvenir à nos besoins essentiels comme se nourrir, se loger, se déplacer et en Abitibi-Témiscamingue ce n'est pas une dépense compressible que le transport. Plusieurs doivent donc couper sur la nourriture, souligne Mme Laflamme.

Le FRAPRU estime que pour l'ensemble du Québec, les besoins sont de 50 000 nouveaux logements sociaux d'ici 5 ans. Pour l'Abitibi-Témiscamingue, le FRAPRU évalue à 535 le nombre de logements à construire.

Ce n'est pas si gros que ça. Et quand on connaît les besoins, par exemple pour un seul pour un HLM (habitation à loyer modique) dans la région, il peut y avoir 515 ménages en attente. Sans parler de ceux qui ne sont pas admissibles à un HLM parce que leurs revenus sont un peu plus importants et qui peuvent difficilement réussir à joindre les deux bouts, conclut Mme Laflamme.

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