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Coronavirus : le vice-président Pence chargé des efforts de l’administration Trump

Mike Pence, à l'avant-plan, s'adresse aux journalistes lors d'une conférence de presse des autorités américaines à la Maison-Blanche.

Mike Pence coordonnera les efforts de l'administration Trump dans la lutte contre le coronavirus.

Photo : Reuters / Carlos Barria

Le vice-président Mike Pence sera chargé de coordonner les efforts de l'administration pour contrer l'épidémie de coronavirus aux États-Unis, a annoncé Donald Trump, mercredi. Le président a parallèlement minimisé le risque posé par le COVID-19 pour les Américains.

Mike va travailler avec les professionnels, les médecins et tous les autres qui travaillent pour lutter contre l'épidémie, a-t-il déclaré, prenant la parole devant plusieurs membres de l'équipe responsable de la réponse américaine à l'épidémie, qui a touché jusqu'à maintenant quelque 80 000 personnes dans le monde et fait plus de 2700 morts.

Mike Pence a expliqué que son rôle consisterait à réunir les différents intervenants impliqués, précisant que l'équipe comprenait des responsables des départements d'État, de la Santé et des Services sociaux, de la Sécurité intérieure, des Transports ainsi que les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), puis à rendre compte des informations au président.

Au cours des derniers jours, Donald Trump et son administration se sont attiré les critiques tant de républicains que de démocrates pour une réponse jugée timide et tardive à une crise de santé publique mondiale.

Nous demandions 2,5 milliards de dollars et nous pensons que c'est beaucoup, a-t-il dit au sujet de l'enveloppe budgétaire réclamée lundi par son administration pour aider à contrer la propagation du virus. Mais les démocrates [...] veulent que nous ayons beaucoup plus que cela. [...] S'ils veulent donner plus, nous ferons plus. Nous dépenserons tout ce qui est approprié, a-t-il ajouté.

Le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, avait plaidé pour l'allocation d'une somme de 8,5 milliards plus tôt dans la journée de mercredi.

Seule la moitié de la somme demandée par l'administration Trump viendrait en fait d'une nouvelle enveloppe; l'autre viendrait de montants destinés à d'autres programmes, notamment 535 millions censés servir à lutter contre l’épidémie d’Ebola qui a frappé l'Afrique de l’Ouest.

Les démocrates n'ont pas manqué de rappeler que l'administration Trump prévoit effectuer des compressions de 3 milliards dans des programmes de santé publique mondiale, dont la moitié du budget qu'allouent les États-Unis à l'OMS, et aux CDC, notamment.

Ils lui reprochent aussi de vouloir réduire dès l'an prochain le budget des agences de santé publique, comme les CDC. Interrogé à ce sujet, Donald Trump a répondu que la crise actuelle ne l'avait pas fait changer d'opinion. Je suis un homme d'affaires, je n'aime pas qu'il y ait des milliers de personnes quand on n'a pas besoin d'eux. Quand nous avons besoin d'eux, nous pouvons les faire revenir très rapidement, a-t-il affirmé.

En 2018, la Maison-Blanche a supprimé le poste du responsable qui était chargé de coordonner la réponse aux pandémies au sein du Conseil de sécurité nationale.

Donald Trump minimise les risques

Le président a par ailleurs voulu se faire rassurant. Grâce à tous nos efforts, le risque pour le peuple américain reste très faible, a-t-il martelé, se targuant d'avoir pris de bonnes décisions.

À ses côtés, la directrice adjointe des CDC, Dre Anne Schuchat, a cependant joué de prudence. Notre stratégie vigoureuse de confinement ici aux États-Unis a fonctionné et est responsable du nombre peu élevé de cas que nous avons jusqu'à présent, a-t-elle indiqué.

Toutefois, nous nous attendons à ce qu'il y ait plus de cas. La trajectoire de ce qui s'en vient pour les semaines et les mois à venir est très incertaine.

Dre Anne Schuchat, directrice adjointe des CDC

Je ne pense pas que cela soit inévitable, a pour sa part estimé M. Trump.

En matinée, il avait accusé certains médias sur Twitter de tout faire pour dramatiser l’épidémie du Caronavirus (sic), y compris faire paniquer les marchés.

Contrastant avec le ton rassurant employé par les autorités américaines jusqu'ici, la principale agence fédérale américaine en matière de santé publique a finalement lancé un avertissement mardi : il faut se préparer dès maintenant à une éventuelle propagation du coronavirus dans les communautés du pays, car elle est presque inévitable.

Plus tôt dans la journée, le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, Alex Azar, a spécifié que les États-Unis dénombraient 60 cas de coronavirus, en grande majorité des passagers du bateau de croisière Diamond Princess, qui a été placé en quarantaine au Japon.

Pendant la conférence de presse, le président Trump a préféré mettre l'accent sur les cas des 15 Américains déclarés aux États-Unis. Dans presque tous les cas, ils vont mieux, a-t-il dit.

Il n'a par ailleurs pas fermé la porte à l'idée de restreindre l'accès aux États-Unis aux voyageurs non américains provenant de pays comme l'Italie et de Corée du Sud, mais la décision viendrait ultérieurement.

Mike Pence vante le leadership de son patron

D'emblée lorsqu'il est venu au micro, Mike Pence a pris le soin de vanter le leadership du président américain dans ce dossier. Cette équipe, sous votre commandement, Monsieur le Président, s'est réunie tous les jours depuis qu'elle a été établie, a-t-il soutenu.

Le président Trump a clairement indiqué dès les premiers jours de son administration que nous n'avions pas de priorité plus importante que la sûreté, la sécurité, la santé et le bien-être du peuple américain. Et dès qu'il a été question d'une épidémie de coronavirus, le président a pris des mesures sans précédent pour protéger les citoyens américains contre la propagation de cette maladie.

En 2015, quand il était gouverneur de l’Indiana, Mike Pence a été critiqué pour sa gestion d’une crise liée au VIH qui touchait les consommateurs de drogue par voie intraveineuse.

Après s’être opposé à un programme temporaire d'échanges de seringues dans le comté de Scott, le politicien conservateur avait fini par céder, mais avait été blâmé pour l’explosion de nouveaux cas d’infection.

Avec les informations de New York Times

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