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Le contrôle des insectes piqueurs dans la région soulève des questions

Moustique est en train de piquer un humain.

L'utilisation du Bti pour contrôler les insectes piqueurs ne fait pas l'unanimité.

Photo : Radio-Canada

Claudie Simard

L’utilisation d’une bactérie, le bacillus thuringiensis israelensis, appelée le Bti, pour contrôler les populations de moustiques et de mouches noires était au cœur de deux conférences qui se déroulaient mercredi à Trois-Rivières et Shawinigan. Le sujet divise non seulement la population, mais aussi les experts.

La biologiste et consultante Annie Raymond a été invitée par la Table de concertation des aînés et des retraités de la Mauricie.

Elle a présenté certains éléments scientifiques pour tenter de fournir des réponses aux questions les plus souvent posées au sujet de cette bactérie. Par exemple, le Bti peut-il avoir un impact sur l’écosystème?

Parmi la centaine de personnes présentes dans la salle, il y avait des représentants de l’entreprise GDG Environnement.

Depuis les années 1980, l’entreprise vend ses services pour réduire la présence des insectes piqueurs; elle a des activités dans plus de cinquante municipalités du Québec et de l’Ontario.

À la Ville de Trois-Rivières, par exemple, on indique qu’il y a 1 million de dollars prévu au budget 2020 pour payer les services de GDG Environnement afin d’épandre du Bti.

Des gens assis à une table durant la conférence.

La conférence sur l'utilisation de l'insecticide Bti était organisée par la Table de concertation des aînés et des retraités de la Mauricie.

Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Questionné par Radio-Canada quant aux raisons qui ont motivé sa présence à la conférence, le vice-président et biologiste de l’entreprise, Richard Vadeboncoeur, a dit être préoccupé par les informations véhiculées par la conférencière.

Pendant sa présentation, Annie Raymond a insisté sur le fait qu’elle serait transparente concernant les études sur lesquelles elle s’appuie, qu’elle mentionnerait si elles ont été contestées et qu’elle tenterait autant que possible de s’abstenir de donner son opinion. Elle a ajouté que si elle le faisait, elle rappellerait que c’est son opinion.

Elle a ainsi affirmé qu’à sa connaissance, il n’y avait pas de consensus scientifique sur l’utilisation du Bti, mais qu’elle reconnaissait ne pas avoir passé en revue de façon exhaustive toutes les recherches.

En entrevue à Radio-Canada après la conférence, elle a exprimé qu’elle avait des réserves quant à l’utilisation du Bti. Le produit est vraiment largement épandu dans des milieux totalement naturels, donc c'est un petit peu cette réserve-là que, oui, je me permets de dire.

Le vice-président de GDG et biologiste Richard Vadeboncoeur affirme qu’au contraire, il y a un consensus scientifique et qu'il est favorable au Bti. Il y a près de 1000 études. Donc, de faire du pouce sur de quoi de très, très mince, ça m'apparaît peu crédible , dit-il.

M. Vadeboncoeur indique que son intention n’était pas de faire pression sur Mme Raymond en étant sur place.

Il explique avoir demandé à la Table de concertation des aînés et des retraités de la Mauricie de pouvoir prendre la parole et exprimer son point de vue pendant la conférence, une offre que la Table a déclinée, proposant à M. Vadeboncoeur de revenir comme conférencier, mais à un autre moment.

Il a alors demandé à assister à la présentation et on lui a répondu que c’était ouvert au public.

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Mauricie et Centre du Québec

Faune et flore