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Le déraillement près d’Emo est arrivé deux jours après un ajustement de la vitesse permise

La machinerie près de Emo.

La machinerie lourde est à l'ouvrage près du site du déraillement à Emo, où la route 602 demeure fermée à la suite d'un déraillement.

Photo : Soumise par Kathy Mercier

Radio-Canada

L’incident du 18 février impliquant un train du Canadien National (CN) transportant du pétrole est survenu deux jours après que le gouvernement fédéral ait modifié l'arrêté qui réduisait temporairement la limitation de vitesse hors des zones métropolitaines.

Le ministre des Transports du Canada, Marc Garneau, avait émis un arrêté ministériel qui est entré en vigueur le 7 février, limitant les trains transportant des marchandises dangereuses à une limite de 40 km/h en dehors des zones métropolitaines.

Cette décision avait été prise à la suite d’un deuxième déraillement en deux mois en Saskatchewan causant un incendie, le temps de trouver d’autres solutions.

La fumée s'échappe.

La fumée s'échappe du train du Canadien Pacifique qui a déraillé près de Guernesey, en Saskatchewan, le 6 février.

Photo : La Presse canadienne / Matt Smith

Le ministre Garneau avait alors déclaré être conscient des possibles répercussions économiques de sa décision.

Je ne peux pas compromettre la sécurité. Je n’hésiterai pas à prendre rapidement d’autres mesures au besoin.

Marc Garneau, ministre des Transports du Canada

Il avait cependant affirmé que l’arrêté, qui devait être en vigueur pendant 30 jours, pourrait être modifié, selon les renseignements disponibles.

Le gouvernement a révisé cet ordre le 16 février, permettant notamment aux trains-clés, qui transportent entre 20 et 80 wagons contenant des matières dangereuses, de circuler jusqu’à une vitesse de 80 km/h hors des grandes villes, là où il y a une signalisation ferroviaire, comme c'était le cas avant.

Les limites de vitesse ont toutefois davantage été réduites pour les trains considérés à risque élevé dans les zones urbaines.

Trains présentant un risque élevé

Les trains-blocs dont les wagons-citernes sont chargés d’un seul type de marchandises dangereuses et qui circulent vers la même destination, ou encore les trains comprenant toute combinaison d’au moins 80 wagons-citernes chargés de marchandises dangereuses.

Deux jours plus tard seulement, un train-clé du CN a quitté la voie ferrée juste au sud d’Emo, au croisement de la route 602. Au total, 31 wagons, dont 26 wagons-citernes, ont quitté les rails.

Cinq d’entre eux ont eu une fuite de pétrole brut, mais il n’y a pas eu d’incendie et personne n’a été blessé.

Selon le Bureau de la sécurité des transports (BST), le train se déplaçait à 70 km/h et avait actionné son frein de secours lorsqu’il a déraillé.

Un porte-parole de Transports Canada a déclaré que des informations reçues du CN étaient en cours d’examen pour déterminer si la compagnie ferroviaire se conformait à l’arrêté ministériel.

Des élus inquiets

Le conseil municipal de Fort Frances a adopté en début de semaine une résolution exprimant son inquiétude quant au nombre de déraillements dans le district de Rainy River.

L’hôtel de ville de Fort Frances.

L’hôtel de ville de Fort Frances

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Les élus demandent aux responsables provinciaux et fédéraux d’enquêter sur la fréquence des déraillements sur les 40 kilomètres de Fort Frances à Chapple.

Selon des données du BST, il y a eu six déraillements dans le secteur de Fort Frances entre novembre 2013 et février 2020.

Avec les informations de CBC

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