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La Coalition pour la petite enfance dénonce l'absence criante de garderies

Une jeune femme regarde une fille qui dessine.

La Coalition de la petite enfance demande plus de financements de la part de la province pour garantir un accès universel aux garderies.

Photo : Radio-Canada / Ian Froese

Radio-Canada

La Coalition de la petite enfance tire la sonnette d'alarme au sujet de l'accès aux services de garderie au Manitoba, au moment où la province finalise son budget 2020-2021.

Dans son « bulletin de notes » publié mercredi, l'organisme souligne qu'entre 2016 et 2020, le nombre d'enfants inscrits à une liste d'attente pour accéder à une garderie est passé de 12 729 à 16 605, soit une augmentation de 30 %.

La Coalition ajoute que 23,7 % des usagers à bas revenus qui dépendent des services de garde recevaient une aide gouvernementale à cet effet en 2016, mais que ce pourcentage est passé à 17,2 % en 2020.

Par ailleurs, ajoute l'organisme, les subventions annuelles de fonctionnement n’ont pas augmenté en fonction de l’inflation depuis 2016.

Depuis quatre ans, les fonds à la petite enfance sont gelés, affirme Brianne Goertzen, membre de la Coalition de la petite enfance du Manitoba. Selon elle, le secteur de la petite enfance est dans un état de crise.

Une action immédiate du gouvernement provincial est nécessaire, dit-elle. La Coalition demande plus de financements du gouvernement pour garantir un accès universel aux garderies.

La province dévoilera son budget au mois de mars. Un rapport sur les services de garde de la province préparé par la firme KPMG devrait être dévoilé au printemps.

Portrait d’une garderie de Winnipeg

À Winnipeg, la garderie Les petits génies, dotée de 40 places, a vu 70 nouveaux noms sur sa liste d'attente en 2019.

Ça devient alarmant, affirme Anick Lia Péhé, la directrice de la garderie Les petits génies. Selon elle, la crise dure depuis des années.

Elle craint que le manque de fonds dans le secteur de la petite enfance ne décourage les jeunes de se lancer dans ces programmes.

C'est très difficile de recruter, parce que les salaires ne changent pas et qu'on n'est pas vraiment valorisés, soutient-elle.

Avec les informations de Chloé Dioré de Périgny

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