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Malgré les obstacles, des Premières Nations croient toujours au développement pétrolier

Les trois hommes posent côte à côte.

Le premier ministre de l'Alberta (au centre) pose en compagnie du chef Crowfoot (à gauche) et du chef Fox (à droite).

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Tiphanie Roquette

L’abandon du mégaprojet minier Frontier et la multiplication des blocages au pays n’ont pas modéré les ardeurs des Premières Nations qui souhaitent participer à des projets pétroliers et gaziers en Alberta.

Des dizaines de membres de communautés autochtones sont réunies mercredi et jeudi à Calgary, à l’invitation du Conseil des ressources indiennes pour parler de participation dans ce genre de projets énergétiques.

Du pétrole, mais quel projet?

Selon le président du conseil, Stephen Buffalo, la lutte contre les changements climatiques n'ôte pas le besoin pour le Canada de répondre à la demande mondiale croissante de pétrole.

Malheureusement, avec l’arrêt de la mine de Teck, quelle est la solution de rechange? Nous devons trouver une idée pour continuer à répondre à la demande de pétrole, affirme M. Buffalo.

Stephen Buffalo est assis à un bureau.

Stephen Buffalo, membre de la Première Nation crie de Samson en Alberta, est le président-directeur général du Conseil des ressources indiennes du Canada.

Photo : Radio-Canada

Au lieu d'une simple participation dans l’exploitation des ressources, les Premières Nations devraient acquérir un intérêt dans toute la chaîne de production jusqu’au raffinage, estime le chef de la tribu des Blood, Roy Fox, également président du conseil d'administration du Conseil des ressources indiennes.

Selon les deux hommes, le gouvernement fédéral freine cependant la capacité des communautés autochtones à se sortir de la pauvreté, notamment à cause du sous-financement à destination des Premières Nations.

Des lois telles que celle modifiant le processus d’évaluation environnementale des projets énergétiques bloquent également le développement des ressources, a ajouté M. Buffalo.

Aucun des participants de la conférence ne clame cependant avoir la solution aux blocages et aux tensions entre la lutte contre les changements climatiques et le développement des ressources. La plupart renvoie la balle au besoin de discussions entre les chefs héréditaires et les conseils de bande Wet'suwet'en.

L'allié albertain

Au podium, le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a toutefois été plus direct, qualifiant les manifestants de « militants urbains écologistes de gauche ».

Jason Kenney est au podium. Il lève les bras en l'air en parlant.

Le premier ministre de l'Alberta Jason Kenney a assuré les Premières Nations de son soutien.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Il a assuré les Premières Nations de son soutien dans leur volonté d’exploiter les ressources naturelles pour se sortir de la pauvreté. Il a ainsi rappelé que 1 milliard de dollars était disponible en garanties de prêts pour les communautés souhaitant participer à des projets de moyenne et grande échelle.

Il a aussi annoncé l’octroi de près de 188 000 $ à la Première Nation crie de Woodland pour contester la constitutionnalité de la loi évoquée plus haut.

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Alberta

Industrie pétrolière