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Un système de santé à deux vitesses nuirait aux patients vulnérables, dit la C.-B.

Plan serré de la main d'un visiteur tenant la main d'une personne alitée à l'hôpital.

La contestation juridique pourrait changer le paysage du système de santé de la province et avoir un impact dans le reste du Canada. (archives)

Photo : iStock

La Presse canadienne

Le gouvernement de la Colombie-Britannique dénonce l’argument au coeur d'une contestation juridique selon lequel les patients ont le droit de payer des services privés si les temps d'attente dans le système public sont trop longs.

Selon l'avocat du gouvernement provincial, Jonathan Penner, la contestation du Dr Bryan Day devrait être rejetée, car elle est fondée sur un argument constitutionnel erroné et qu'un système public-privé nuirait aux patients les plus vulnérables.

L'avocat de la Colombie-Britannique affirme que les arguments du Dr Brian Day, qui offre des chirurgies à une clientèle « bien nantie », sont basés sur un mépris des patients qui ne peuvent pas se permettre des soins privés dans des cliniques.

À mon avis, ce qui est choquant, c'est ce mépris total et absolu des gens qui ne sont pas en mesure de trouver les fonds pour payer des services chirurgicaux rapides, affirme Me Penner.

Un système qui désavantage les personnes vulnérables

Les personnes fragiles et âgées, les patients souffrant de maladies complexes et les personnes souffrant de troubles mentaux graves ou de toxicomanie seraient particulièrement désavantagés dans un système public-privé, qui risque d’attirer des assureurs « de style américain » qui viendraient soutirer de l'argent des soins de santé publics, avance Me Penner.

Les listes d'attente pour les patients nécessitant des soins palliatifs ou des services d'urgence s'allongeraient dans un tel système, car les médecins, les anesthésiologistes et les infirmières seraient attirés par les cliniques leur permettant de gagner de l'argent dans les systèmes public et privé, ajoute-t-il.

« Théâtre politique »

La contestation du Dr Day dure depuis 10 ans et pourrait changer le paysage du système de santé de la province et avoir un effet dans le reste du Canada.

Son argument principal est que les patients ont le droit de payer des services privés si les temps d'attente dans le système public sont trop longs.

Il soutient que quatre patients plaignants ont été privés de vie, de liberté et de sécurité, en vertu de la Charte des droits et libertés, après avoir subi les conséquences de l'attente d'une intervention chirurgicale dans le système public.

Il s’agit d’un « théâtre politique », selon Me Penner, qui estime que l’équipe juridique du Dr Day n’est pas parvenue à prouver que des préjudices subis étaient liés aux temps d'attente dans le système public.

Le ministre de la Santé, Adrian Dix, a annoncé en 2018 que le gouvernement imposerait une amende de 10 000 $ aux médecins s'ils facturent des services accessibles au public.

Le Dr Day a remporté une injonction à la Cour suprême de la Colombie-Britannique, qui ordonne au gouvernement de ne pas appliquer cet article de la loi jusqu'à ce que sa contestation juridique soit traitée.

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