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Skipp Anderson déclaré non coupable d’agression sexuelle dans un second procès

Skipp Anderson devant sa boîte de nuit à Saskatoon.

Skipp Anderson était propriétaire du Pink Lounge and Nightclub, à Saskatoon.

Photo : CBC

Radio-Canada

L’ancien propriétaire d’une boîte de nuit de Saskatoon, Skipp Anderson, a été reconnu non coupable d’agression sexuelle, mercredi, par une juge de la Cour du Banc de la Reine.

Dans son jugement rendu mercredi matin, la juge Alison Rothery a notamment indiqué qu’il existait un doute raisonnable quant à savoir si la présumée victime avait consenti à la relation, un élément central de l’affaire depuis le début des procédures judiciaires.

Le plaignant, aujourd’hui âgé de 26 ans, a déclaré lors du procès qu’il s’était réveillé au moment où Skipp Anderson l'agressait.

Le jeune homme s’était évanoui après avoir bu à l’excès durant une soirée au Pink Lounge and Nightclub, la boîte de nuit qui appartenait à Skipp Anderson.

Or, l’un des avocats de Skipp Anderson, Brian Pfefferle, avait réfuté qu’il était impossible de savoir avec certitude si le plaignant avait donné son consentement, puisqu’il était fortement intoxiqué par l’alcool.

L’avocat n’a pas caché sa satisfaction à sa sortie du tribunal, mercredi matin, affirmant que Skipp Anderson était soulagé et que les procédures judiciaires ont été très difficiles pour sa famille.

Il est certainement heureux que ce chapitre soit clos, confie-t-il.

Il appartient à la Couronne de prouver l’absence de consentement, et la juge a conclu que la Couronne n’avait pas réussi à le faire.

Brian Pfefferle, avocat de Skipp Anderson
Gros plan sur Brian Pfefferle qui répond aux questions des journalistes à l'extérieur du tribunal.

Brian Pfefferle a affirmé à sa sortie du tribunal que son client, Skipp Anderson, est impatient de poursuivre sa vie normalement.

Photo : Guy Quenneville

Ces cas sont très difficiles [à juger]. Même lorsque vous avez une situation où tout le monde est d’accord sur le fait que la victime était inconsciente, il reste un doute, car personne ne sait avec certitude ce qui s’est passé, a de son côté laissé savoir l’avocate de la Couronne, Katharine Grier.

Cette dernière s’est notamment dite déçue de la décision de la juge compte tenu de la précédente condamnation de l’ancien propriétaire du Pink Lounge and Nightclub.

Gros plan sur le visage de Katharine Grier, qui répond aux questions des journalistes à sa sortie du tribunal.

L'avocat de la Couronne, Katharine Grier, a indiqué que les deux procès ont été pénibles pour le plaignant.

Photo : Guy Quenneville

Condamnation, puis nouveau procès

En janvier 2018, un jury à la Cour du Banc de la Reine avait déclaré coupable Skipp Anderson pour avoir agressé sexuellement un jeune homme à son domicile en juillet 2016.

Quelques mois après sa condamnation, l’ancien propriétaire du Pink Lounge and Nightclub avait écopé d’une peine de 30 mois de prison.

Un an plus tard, en mars 2019, la condamnation de Skipp Anderson a été annulée.

Un nouveau procès a ainsi été exigé par la Cour d’appel de la Saskatchewan soulignant que le juge au premier procès n’était pas parvenu à écarter une preuve relative à l’implication de l’accusé dans une autre affaire d’agression sexuelle. Celle-ci aurait été prise en compte par les jurés malgré l’interdiction du juge.

Contrairement au premier procès de Skipp Anderson, le second s’est déroulé sans jury.

Avec les informations de Guy Quenneville

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