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Blocages ferroviaires : inquiétude dans les milieux agricoles et maritimes dans la région

L'homme devant sa porcherie.

Le président des Éleveurs de porcs de la Mauricie, Benoît Magny, s'inquiète de l'impact des blocages ferroviaires.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les blocages ferroviaires suscitent de l'inquiétude dans le milieu agricole et dans le Parc industriel et portuaire de Bécancour.

Les éleveurs de volaille et de porc de la région chauffent leurs installations avec du propane, qui est transporté par train.

Selon l'Union des producteurs agricoles (UPA), les fournisseurs ont assez de propane pour encore 7 à 10 jours.

Benoît Magny, qui possède une porcherie à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, ne sait pas combien de temps il pourra tenir avec ses réserves et il ne sait pas quand il pourra s'approvisionner à nouveau. 

On a aucune, aucune idée. C'est le néant. C'est un gros point d'interrogation. On ne sait vraiment pas qu'est-ce qui va arriver et on a peu ou pas d'alternatives possibles, rapides, pour remplacer le gaz propane pour chauffer le bâtiment, affirme celui qui est aussi président des Éleveurs de porcs de la Mauricie.

Sa porcherie peut accueillir 3000 porcs, mais il a pu économiser le propane, car il n’avait que 1500 porcs à l’intérieur. Cependant, à partir de lundi, il recevra 1500 porcelets et il doit chauffer ses installations entre 32 et 38 °C.

Je comprends que chacun peut avoir des revendications, que ce soit pour la grève du CN à l'automne ou maintenant [avec les Autochtones], mais pourquoi me prendre en otage dans un conflit sur lequel je n’ai aucune, aucune influence? Je trouve ça effectivement très frustrant.

Benoît Magny, producteur de porcs à Sainte-Geneviève-de-Batiscan
La porcherie avec le réservoir de propane.

L'éleveur de porcs Benoît Magny chauffe sa porcherie de Sainte-Geneviève-de-Batiscan avec du propane.

Photo : Radio-Canada

Des marchandises bloquées au port de Bécancour

Les blocages ferroviaires commencent à avoir une incidence sur le trafic maritime au port de Bécancour. Les marchandises s'accumulent sur les quais, mais ne peuvent pas être livrées à leur destinataire.

Pendant ce temps, les entreprises du parc industriel tournent au ralenti. Le transport par camion les force à limiter leurs activités à 35 ou 40 % de leur production habituelle, selon le président-directeur général du Parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard. Il prévient que plus le retour à la normale tarde, plus le redémarrage des usines sera long.

Même si le blocage de Tyendinaga en Ontario a été démantelé lundi, Maurice Richard reste sur ses gardes.

C’est beaucoup plus complexe qu’on peut penser, dit-il. C’est différent d’une entreprise à l’autre, mais dans certains cas, elles ne peuvent plus entreposer sur leur site de production.

Des conteneurs empilés.

Les conteneurs s'accumulent dans le Parc industriel et portuaire de Bécancour.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, même si l'incertitude plane toujours, le fabricant de produits chimiques Olin va redémarrer sa production et la maintenir au minimum à compter de mercredi soir. L'entreprise avait suspendu ses activités temporairement il y a une dizaine de jours en raison de la crise. Les employés avaient été affectés à d'autres tâches pendant cette période.

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Mauricie et Centre du Québec

Transports