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Saint-Victor, ancienne pierre angulaire de la communauté fransaskoise

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La consécration des cloches de l’église de St-Victor en juin 1920.

La consécration des cloches de l’église de Saint-Victor en juin 1920.

Photo : Archives de la Saskatchewan

Radio-Canada

Étant autrefois un moteur économique important de la communauté francophone en Saskatchewan, le petit village de Saint-Victor n’est plus ce qu’il était. Contrairement aux autres localités comme Frenchville, Cocherie et Beauchamp, qui ont pratiquement disparu des cartes, Saint-Victor laisse encore une légère empreinte au sein de la communauté fransaskoise.

Des Métis aux colons français

Les premières familles métisses arrivées dans le village de Saint-Victor en 1869 étaient rassemblées dans un endroit nommé la Coulée-Chapelle, qui allait se trouver dans la future paroisse de Saint-Victor, selon l'historien Laurier Gareau.

Mais comme bien d’autres centres franco-canadiens en Saskatchewan, Saint-Victor a aussi attiré son lot de colons français au début du 20e siècle, soit entre 1906 et 1909. Un des premiers était d’ailleurs Siméon Ducharme, le père des abbés Fernand et Roger Ducharme, deux grands défenseurs du français dans la province.

Groupe d’élève de l’école de Saint-Victor en 1918

Un groupe d’élève de l’école de Saint-Victor en 1918.

Photo : Archives de la Saskatchewan

Les pionniers de Saint-Victor ne tardent pas à se doter de districts scolaires et à bâtir de petites écoles de campagne. La première école ouvre ses portes en 1911 et porte le nom de Montague Lake, rappelle M. Gareau.

Après plusieurs années sous la responsabilité des Soeurs de Jésus-Marie de Gravelbourg, l’école de Saint-Victor ferme ses portes en 1959 afin de centraliser les services en éducation du côté de Willow Bunch.

La Familiale : une compagnie qui rassemble

Pendant plusieurs années, le petit village de Saint-Victor bourdonnait d’activités, selon Laurier Gareau. Par ailleurs, dit-il, les premiers pas du journal fransaskois L’Eau vive ont été faits dans cette petite communauté, en 1971.

C’est toutefois la compagnie d’assurance La Familiale qui était le point central du village de Saint-Victor, affirme l’historien.

En venant s’établir dans la petite localité en 1916, le jeune homme d’affaires ontarien Joseph Dosithée Lalonde vient y fonder la première compagnie d’assurance-vie en Saskatchewan. Le système préconisé est le suivant : lorsqu’un membre de la société meurt, tous les autres membres versent 1 $ à la famille du défunt. De cette façon, plus la compagnie a de membres, plus les familles sont en mesure de faire face aux dépenses les plus pressantes.

En cédant une grande part de la compagnie à son fils Roger Lalonde dans les années 1950, l’entreprise prend une place encore plus importante dans la petite localité, puisque Roger Lalonde obtient une charte fédérale pour créer La Familiale.

Malgré son succès considérable dans la petite communauté saskatchewanaise, l’évolution de l’entreprise en milieu rural ne favorise pas son expansion en dehors de Saint-Victor, affirme Laurier Gareau. Conscient de cette réalité, Roger Lalonde quitte le village pour s’établir à Calgary, provoquant du même coup la disparition de La Familiale.

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