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La Nation Anishinabek se penche sur les troubles causés par l’alcoolisation fœtale

Un verre de vin contenant un liquide rosé dans la main d'une personne.

L'ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF) sont liés à la consommation d’alcool durant la grossesse.

Photo : Getty Images / Peter Forest

Radio-Canada

Le Grand Sudbury accueille jusqu’à vendredi la 10e conférence Anishinabek G7 sur l'ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF). Selon Santé Canada, il constitue l’une des principales causes évitables d’anomalies et de retard de développement infantile au Canada.

La rencontre de trois jours vise à éduquer les travailleurs de première ligne et la communauté aux troubles causés par la consommation d'alcool durant la grossesse.

Les personnes qui en sont atteintes développent divers symptômes allant de dommages au cerveau à des problèmes de vision, d’audition, ou encore de troubles de comportement.

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Tracy Knowlton (à gauche) a partagé son expérience à la conférence afin de briser le tabou entourant la consommation d'alcool durant la grossesse.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Kiara Knowlton fait partie des 300 000 Canadiens vivant avec un trouble lié à l'alcoolisation fœtale.

Elle dit être victime de préjugés au quotidien. Kiara ajoute avoir parfois de la difficulté obtenir l'aide dont elle a besoin, puisqu'elle n'a pas de symptômes physiques.

Même si mes lésions cérébrales ne sont pas visibles, ça ne veut pas dire que je n'en ai pas.

Kiara Knowlton

Sa mère, Tracy Kowlton, estime qu'il est encore difficile de parler ouvertement d'alcool et de grossesse. Un tabou qui nuit à la prévention des troubles liés à l'alcoolisation fœtale, selon elle.

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Allan Moutford estime que l'ETCAF est sous-financé par le gouvernement.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Allan Moutford, professeur à la retraite, fait partie du lot de conférenciers à l'horaire. Il estime que les troubles liés à l'alcoolisation fœtale sont encore incompris, notamment en raison de leur diversité.

Ça va de ceux qui ont des lésions cérébrales sévères à ceux qui ont un petit trouble d'apprentissage ou de comportement

Allan Moutford, professeur à la retraite

Moutford ajoute les enfants sont les premiers touchés par la méconnaissance des troubles liés à l'alcoolisation fœtale. Règle générale, ils n'ont pas une bonne expérience à l'école, soulève-t-il.

Il estime que les professeurs ont un rôle à jouer afin d'améliorer le quotidien des enfants aux prises avec un trouble lié à l'alcoolisation fœtale, mais que les ressources manquent.

Des gens assis dans une salle et qui écoutent un groupe de panellistes

Il s’agit de la 10e conférence Anishinabek G7 sur le syndrome de l’alcoolisation fœtale. Non seulement des professionnels de la santé y assistent, mais l’on compte aussi des familles autochtones à cette rencontre.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Frances Pine, qui participe à l'Organisation de l'évènement, estime qu'il est important d'offrir des ressources culturellement adaptées aux membres des premières nations.

Les troubles liés à l'alcoolisation fœtale ne peuvent pas être mis dans un sîlot. Ça rejoint tous les aspects de la vie d'une personne, que ce soit le physique, le mental, l'émotionnel ou le spirituel

Frances Pine, membre du comité organisateur de la conférence

Elle insiste également que les troubles causées par l'alcoolisation foetale constituent un enjeu de santé publique qui transcende les cultures et les nationalités.

Mocassins en peau d’orignal avec duvet en loup marin et haut brodé pour la cérémonie du premier né

La province offre des programmes de lutte contre les troubles du spectre de l’alcoolisation fœtale chez les Autochtones. Sur son site web, elle répertorie une vingtaine d’organismes des Premières Nations qui offre des services.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

La Nation Anishinabek a choisi pour thème cette année : Honouring our roots (honorons nos racines).

Santé Canada a fourni du financement pour permettre à 16 familles qui ont un membre atteint du TSAF, d’assister à l’événement.

Le gouvernement fédéral applique sa politique Principe de Jordan, qui assure que les enfants des Premières Nations habitant au Canada aient accès à une gamme de services et d’appui.

Ces ateliers et conférences font partie du soutien offert aux familles autochtones.

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