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Coronavirus : des étudiants de Milan sont priés de ne pas se présenter en classe

Deux femmes masquées marchent devant la cathédrale de Milan.

Deux femmes portant un masque marchent devant la célèbre cathédrale de Milan, maintenant fermée en raison de la propagation du coronavirus.

Photo : Getty Images / AFP/ANDREAS SOLARO

Radio-Canada

Avec plus de 260 cas confirmés, l’Italie est désormais le pays en dehors de l’Asie où le nouveau coronavirus a touché le plus de personnes, ce qui a forcé de nombreux établissements à prendre les précautions nécessaires pour limiter sa propagation, affirme une Saskatchewanaise qui étudie à l’Université de Bocconi, à Milan.

Originaire de Weyburn, au sud-est de Regina, Kate Andrews a reçu lundi un courriel de son établissement scolaire mentionnant que les cours et les activités étaient suspendus pour une semaine.

L’Université Bocconi est l’un des nombreux établissements dans la région à avoir pris une telle décision, sur la recommandation du ministère de la Santé. Jusqu’au 2 mars, les étudiants sont priés de ne pas se présenter à leurs cours, mais il se pourrait que cette date soit repoussée si le coronavirus continue de se propager.

Une dizaine de villes en Italie sont actuellement en quarantaine, et Kate Andrews dit que les étagères des épiceries se sont rapidement vidées. Certains événements publics ont été annulés, et la cathédrale de Milan, notamment, est fermée aux touristes.

On ne sait pas vraiment ce qui pourrait arriver. Donc, je suppose que c’est pour cette raison que l’on essaye d’avoir des provisions, dit-elle, tout en ajoutant que la population n’a pas reçu beaucoup d’instructions jusqu’à présent.

Il pourrait y avoir un peu de panique. Il semble que les gens veuillent se préparer dans l’éventualité où les choses dégénéreraient.

Kate Andrews, une Saskatchewanaise qui étudie en Italie
Des étagères et des comptoirs d'épicerie pratiquement vides.

Les étagères et les comptoirs se vident rapidement dans les épiceries de la région de Milan, selon Kate Andrews, une Saskatchewanaise qui étudie à l'Université Bocconi.

Photo : Kate Andrews

Un retour au pays?

L’étudiante de 28 ans admet qu’elle envisage de revenir au Canada parce qu’elle ne veut pas être piégée en Italie de la même façon que certains étudiants le sont en Chine.

Ce serait très, très difficile. Je ne peux pas imaginer un tel scénario. J’espère que ça ne dégénérera pas à ce point-là, mais on ne sait jamais, avoue Kate Andrews.

Mardi, le gouvernement du Canada a publié un avis sur la situation liée au COVID-19 en Italie, recommandant entre autres de prendre de précautions contre les maladies respiratoires.

De son côté, l’Agence de la santé publique du Canada a classé le risque en Italie au niveau 2, ce qui signifie que les voyageurs qui se rendent dans le pays doivent prendre des précautions spéciales par rapport à leur santé.

Le coronavirus a infecté plus de 80 000 personnes à travers le monde, provoquant la mort de 2700 d’entre elles. La majorité des morts ont été confirmées en Chine.

Des 11 cas de coronavirus confirmés au Canada, aucun n’a été répertorié en Saskatchewan.

Avec les informations d’Alex Soloducha

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