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La Côte-Nord souffre de plus en plus des blocages ferroviaires

La cour de triage de la Société du port ferroviaire de Baie-Comeau ainsi que le quai fédéral

La cour de triage de la Société du port ferroviaire de Baie-Comeau (SOPOR) et le quai fédéral

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

La crise ferroviaire qui secoue le Canada depuis maintenant 21 jours se fait sentir de plus en plus sur la Côte-Nord. Les exportations de produits industriels sont compliquées et des restaurateurs réduisent leurs heures d’ouverture.

La Côte-Nord est une région qui expédie plus de produits industriels qu’elle n’en reçoit. Toutefois, puisque plusieurs voies ferrées sont toujours bloquées au pays, la logistique de chargement des wagons est compliquée.

Avec le traversier-rail qui relie Matane et Baie-Comeau, la Société du port ferroviaire de Baie-Comeau (SOPOR) expédie majoritairement de l'aluminium, du bois d’œuvre, du papier et du biocarburant produit sur la Côte-Nord.

Par contre, le directeur général de la SOPOR, Cédric Bérubé, explique que la Société a de la difficulté à recevoir suffisamment de wagons vides pour répondre aux besoins des industries de la région qui exportent leurs produits au Canada et aux États-Unis.

Les wagons qui arrivent, qui sont vides, prennent plus de temps à arriver. Ils arrivent quand même, mais en plus petite quantité.

Cédric Bérubé, directeur général de la Société du port ferroviaire de Baie-Comeau

Cédric Bérubé ajoute que l’expédition des wagons chargés vers certaines destinations est aussi problématique. On a aussi des problèmes à expédier des wagons chargés sur certains corridors ferroviaires en fonction des endroits de blocage, ce qui cause des retards dans notre chaîne logistique.

Des wagons sur le bord du fleuve

Des wagons de la Société du port ferroviaire de Baie-Comeau

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Selon Cédric Bérubé, en raison du ralentissement des activités de la SOPOR, des entreprises de la région accumulent maintenant des retards de livraisons qui sont attendues par leurs clients.

Ils vont se tourner vers le camionnage pour certaines destinations, mais le coût et la disponibilité font en sorte que ce n’est pas toujours évident, voire impossible.

Le traversier-rail est propriété du Canadien National.

Les camions à la rescousse

Le président-directeur général de l’Association du camionnage du Québec, Marc Cadieux, constate que l’industrie du camionnage est très sollicitée en ce moment. Des discussions sont en cours avec le ministère des Transports pour déterminer les priorités et les urgences de la province en matière de Transport, comme le propane.

On constate la flexibilité que peut avoir notre industrie pour répondre à des besoins urgents.

Marc Cadieux, président-directeur général de l’Association du camionnage du Québec
Des camions stationnés un à côté de l'autre.

Des camions (archives)

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Le Pub St-Marc réduit ses heures d’ouverture

En raison de la rareté du propane sur la Côte-Nord, le Pub St-Marc à Sept-Îles a décidé de réduire les heures d’ouverture de sa cuisine de façon préventive.

Récemment, un fournisseur de Sept-Îles, Propane Nord-Côtier, a avisé ses clients d'un possible arrêt des livraisons de gaz si les blocages ferroviaires se poursuivent.

De son côté, le ministre québécois de l'Énergie et responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien, est préoccupé par les conséquences sur l'approvisionnement en propane. Il estime qu'il y a encore des réserves, mais qu'elles s'épuisent. Il ajoute que l'industrie du camionnage continue de fournir le gaz, mais elle ne pourra pas suffire seule à la demande.

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