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Edmonton étudie les mesures possibles pour encadrer les propriétaires de logements Airbnb

Plan serré d'un ordinateur portable sur une table d'un café où s'affiche le logo d'Airbnb.

Edmonton étudie plusieurs mesures dont : l'adoption d'un permis, d'impôts foncier et d’une plateforme pour permettre de déposer une plainte contre un mauvais propriétaire d'Airbnb.

Photo : AFP/Getty Images / MARTIN BUREAU

Radio-Canada

La Ville d'Edmonton examine les mesures qu'elle pourrait adopter pour répondre aux inquiétudes de ses citoyens quant aux locations de type Airbnb, dont l'instauration d'un permis à l’instar de la Ville de Calgary.

Plusieurs mesures ont été évoquées par la Ville dont celle d'obliger les propriétaires de logements locatifs de type Airbnb à se munir d’un permis, à payer des impôts fonciers et la mise en place d’une plateforme permettant aux citoyens de déposer une plainte contre les propriétaires délinquants.

Pour le directeur général de l’hôtel Fairmont Macdonald, Garret Turta, ces mesures obligeraient les propriétaires de plusieurs unités de logement temporaires à se conformer à la même réglementation que les hôtels.

Nous ne sommes pas contre Airbnb, mais nous voulons nous assurer que ce soit juste, indique-t-il.

Certains propriétaires possèdent de 30 à 40 logements de type Airbnb à Edmonton, l’équivalent d’un petit hôtel, ajoute Garret Turta.

Plaintes du voisinage

Angela Sun habite le quartier Garneau depuis une dizaine d’années, mais depuis l'arrivée d'un logement à court terme sur sa rue il y a un an, elle affirme que son quartier n'est plus le même.

Je ne me sens personnellement pas en sécurité dans mon quartier, je ne veux pas marcher dans ma ruelle ou devant cette résidence, même pas le jour!, s’exclame-t-elle.

Du bruit de jour comme de nuit, des déchets dans les rues et de grandes fêtes qui attirent régulièrement les policiers, c’est aussi une réalité avec laquelle doit composer Neil Richards qui habite près du lac Summerside, au sud d’Edmonton.

Je suis préoccupé par une location à plus long terme. Que va-t-il se passer?, dit-il, inquiet de voir cette situation se poursuivre.

La solution, selon lui, serait de permettre les locations dans les résidences primaires et les interdire dans celles qui ne sont pas supervisées.

Des propriétaires d’Airbnb se défendent

Kimberley Kluthe s’est lancé dans la location de logements temporaires lorsque son époux a perdu son emploi. Pour eux, il s’agit d’une manière de gagner de l’argent supplémentaire.

Selon elle il ne faut pas généraliser puisque ce sont les plus gros propriétaires, ceux avec plus d’une douzaine de logements provisoires qui créent une mauvaise réputation.

Même les hôtes responsables, comme nous, veulent qu’il y ait une limite au nombre d’invités parce que nous voulons que ces mauvais hôtes soient éliminés, plaide-t-elle.

Mais la Ville devrait plutôt envisager des règlements qui touchent spécifiquement ces cas problématiques et non pas imposer un permis et des mesures de reddition pour les propriétaires comme elle qui louent seulement une poignée de chambres, explique-t-elle.

Le directeur adjoint de la politique publique d’Airbnb Canada, Nathan Rotman, explique que l'entreprise est aussi contre ces permis obligatoires pour tous qui peuvent coûter plusieurs centaines de dollars.

La Ville continuera d'examiner les mesures envisagées, mais aucun changement majeur ne devrait arriver avant la prochaine année.

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