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Des agents de sécurité de GardaWorld se syndiquent

Ian Meadows exhibe sa carte du syndicat.

Ian Meadows et sa carte de membre du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, ou CUPE en anglais).

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Nicolas Steinbach

Radio-Canada a appris que 127 agents de sécurité de GardaWorld sont désormais membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Il s’agit pour l’instant des agents de sécurité du Réseau de santé Horizon seulement. Le SCFP a indiqué qu’une campagne de recrutement est actuellement en cours pour les 116 gardiens de sécurité du Réseau de santé Vitalité.

Radio-Canada rapportait le 3 février que le Nouveau-Brunswick a de la difficulté à recruter et retenir ses agents de sécurité pour travailler dans ses hôpitaux. Cette pénurie de main-d'oeuvre a donné lieu à des situations où la sécurité du personnel médical et des patients aurait pu être compromise. Certains hôpitaux ruraux, comme celui de Saint-Quentin, ont été laissés sans agents de sécurité pendant plusieurs mois consécutifs.

Un formulaire d'adhésion au Syndicat canadien de la fonction publique.

Au total, 127 agents de sécurité de GardaWorld sont désormais membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Photo : Radio-Canada

Le contrat des agents de sécurité a été octroyé par la province à l'entreprise de sécurité québécoise GardaWorld le 1er juillet 2018. L’entente, qui se termine le 30 juin 2020, prévoit l'embauche d'agents de sécurité dans tous les hôpitaux de la province, à l’exception de l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers, à Fredericton, et de l’Hôpital du Haut de la Vallée, à Waterville.

Dans une série de courriels rendus publics par Radio-Canada, plusieurs gardiens de sécurité et superviseurs ont fait état de leur désarroi concernant la diminution des effectifs de sécurité dans les hôpitaux francophones de la province.

Des salaires « inadéquats »

Selon une note interne du Réseau de santé Vitalité, les salaires offerts – de 11,50 $ à 15,25 $ comparativement à 20,69 $ à 22,38 $ pour un agent de sécurité SCFP – sont la principale raison de leur départ.

L'Hôpital régional de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick en février 2020.

L'Hôpital régional de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Ian Meadows est agent de sécurité à l’Hôpital régional de Saint-Jean. Il fait partie de l’équipe d’intervention d’urgence en cas de situation violente à l’intérieur de l’hôpital.

Nous faisons de notre mieux avec ce que nous avons.

Ian Meadows, agent de sécurité et membre du local1254 du SCFP

Il est l’un des 127 agents de sécurité à avoir intégré le Syndicat canadien de la fonction publique.

Il y a définitivement des situations intenses et violentes qui semblent aller en augmentant, expose-t-il. Le fait que les formations et l’équipement ne soient pas adéquats et que le salaire ne corresponde pas au niveau de responsabilité exigé dans le cadre de notre travail, ça contribue à l’absentéisme et aux départs des agents de sécurité.

Les agents de sécurité de GardaWorld du Réseau de santé Horizon ont obtenu leur adhésion fin janvier. L’application transmise à la Commission du travail et de l’emploi du Nouveau-Brunswick a obtenu l’appui de plus de 60 % des agents de sécurité de Horizon, affirme Stacey Delaney, organisatrice pour le SCFP pour les Maritimes.

La syndicalisation comme solution

Simon Ouellette, porte-parole au SCFP, affirme que ce sont des agents de sécurité de GardaWorld qui ont senti le besoin d’améliorer leurs conditions travail et leur sécurité d’emploi, toutes des choses qui sont en danger en ce moment. Il soutient que c'est la raison pour laquelle ils ont décidé de joindre les rangs du syndicat.

Le SCFP indique que les négociations d’une première convention collective avec GardaWorld débuteront à la fin du mois de mars.

Immédiatement, on devrait voir une amélioration au niveau du recrutement.

Simon Ouellette, porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique

Les premières règles de base qu’on jette, c’est les vacances, les salaires, l’ancienneté, les procédures disciplinaires, ça vient vraiment rendre le terrain de jeu égal pour tout le monde, fait valoir Simon Ouellette.

Simon Ouellette devant le locale de la CUPE.

Simon Ouellette est le porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

GardaWorld a décliné notre demande d’entrevue. La compagnie a indiqué par courriel qu’elle était au fait du processus de syndicalisation des agents de sécurité au Nouveau-Brunswick.

Au Canada, une bonne majorité de nos employés sont syndiqués, avec plus de 50 conventions collectives en vigueur. Nous sommes effectivement toujours soucieux du bien-être de nos employés et de la satisfaction de nos clients, indique GardaWorld.

Le ministère de la Santé n’a pas répondu à notre demande d’entrevue. Les réseaux de santé Vitalité et Horizon nous ont indiqué n’avoir aucune information supplémentaire à ajouter sur ce dossier.

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