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Chutes-de-la-Chaudière : des citoyens inquiets pour le futur

Les chutes de la rivière Chaudière à Lévis en janvier 2020

Les chutes de la rivière Chaudière à Lévis en janvier 2020

Photo : Radio-Canada / Éric Careau

Marc-Antoine Lavoie

Si la vision qu’a la Ville de Lévis du développement « écologique » du parc des Chutes-de-la-Chaudière est vu d’un bon œil, des citoyens sont inquiets des possibilités qu’offre l’ajout d’une vocation récréotouristique sur une portion du site.

Une cinquantaine de personnes se sont présentées mardi à la séance de consultations publiques pour permettre des activités récréotouristiques sur une portion du parc.

Le changement de zonage proposé par la Ville prévoit que 4 % des 84,6 hectares pourront changer de vocation.

Gratuité au parc, stationnement, préservation des sentiers et des espaces verts, plusieurs citoyens ont questionné l’impact que pourrait avoir l’arrivée d’un projet touristique sur le parc qui longe l’autoroute 73.

« Je crains que ça devienne une ouverture pour les années futures », a indiqué Jacques Demers, soulignant que les prochains élus n’auront peut-être pas la même vision que ceux actuellement en place.

Relier le fleuve et la chute

Le maire de Lévis a tenu à préciser que la démarche de la Ville a pour objectif de confirmer « une fois pour toutes le secteur écologique du parc, des chutes jusqu’au fleuve ».

La Ville veut d'ailleurs développer le reste du site et rendre accessible la portion au nord de l'autoroute 20 en aménageant une passerelle souterraine pour les piétons et les cyclistes.

Pour le maire, il est important d’améliorer les infrastructures d’accueil, comme les bâtiments sanitaires et le stationnement.

« Les installations sanitaires font cruellement défaut », a-t-il dit

Une paysagiste à la retraite, Denise Blais, voit positivement la volonté de la Ville d’augmenter la portion utilisable du parc.

« Si on explose le réseau de sentiers vers l’embouchure du fleuve ou d’autres quartiers, on disperse l’achalandage ce qui est bénéfique pour la préservation des sentiers », précise-t-elle. 

Parc national

Reste que l’ajout d’une « portion récréotouristique ouvre la porte à un projet commercial », a indiqué Gaston Cadrin du Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) après que le maire ait indiqué que la Ville ne fermait pas la porte à un partenariat avec un promoteur privé.

En ce sens, l’historien Michel Lessard a demandé au maire de prendre plus d’engagements pour préserver le parc dans les années futures.

« Si le maire nous disait qu'il n’y aurait pas de méga hôtel, ça réglerait beaucoup le problème », explique-t-il.

Au micro, Monsieur Lessard a demandé de protéger le parc en le citant comme site national.

« C’est une très bonne idée », a répondu le maire de Lévis.

Gilles Lehouillier a avoué que le projet présente un certain risque dans le futur

« Vous avez raison, a-t-il répondu à M. Lessard. Vous connaissez ma passion pour le fleuve et ses affluents, mais après qu’est-ce qui va se passer? On ne peut pas savoir », a-t-il concédé.

« Si le gouvernement voulait en faire un parc national, on serait les premiers à dire oui. Ça nous donnerait un peu de souffle et de moyen pour le préserver », a fait savoir le maire.

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