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L'entreprise estrienne Waterville TG grandement affectée par la crise ferroviaire

Waterville TG est une entreprise estrienne qui produit des pièces de caoutchouc destinées à l'industrie automobile.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le blocage de la voie ferrée à Sherbrooke, survenu mardi, a donné des sueurs froides à l'entreprise Waterville TG, qui est déjà durement touchée par les blocages ferroviaires des derniers jours.

Waterville TG, entreprise estrienne qui produit des pièces de caoutchouc destinées à l'industrie automobile, doit déjà se réorganiser pour pouvoir poursuivre sa production, explique Benoît Tétreault, président de l’entreprise.

Avant la levée du barrage de Sherbrooke, M. Tétreault disait craindre de manquer d’huile, une matière première nécessaire pour la fabrication de caoutchouc. Les réserves d'huile de l'entreprise se trouvent à Richmond et sont acheminées vers Waterville, par train.

L’entreprise a donc évité le pire, car Benoît Tétreault craignait de manquer d'huile d'ici 48 h, en cas de blocage prolongé de la voie ferrée, à Sherbrooke. Un blocage qui aurait pu avoir un impact important sur leur production.

50 000 $ par semaine

Pour fabriquer le caoutchouc, l’entreprise a également besoin d’une autre matière première, le noir de carbone, une poudre qui sert à faire le mélange du caoutchouc. Une matière que Waterville TG fait venir des États-Unis et qui se fait de plus en plus rare à cause des blocages ferroviaires.

L’entreprise a alors décidé de faire acheminer le noir de carbone par camion. Une opération qui va lui coûter 50 000 $ par semaine pour en faire venir des États-Unis.

On va avoir besoin de nacelles, de grues et de personnel supplémentaire pour transvider les sacs [de noir de carbone], ce qui va prendre un 6 à 8 heures, explique Benoît Tétreault. Pour nous, on s’attend à ce que ça dure quelques semaines, parce qu’une fois qu’on s’engage dans des méthodes comme celle-là, on ne peut pas décider aux 24 heures ce qu’on fait, continue-t-il.

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