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Des agriculteurs déplorent la fermeture de la succursale de la coopérative Novago à Amos

Jean-Nil Laganière et Dany Côté sont assis à une table de conférence de presse devant des ordinateurs portables.

Jean-Nil Laganière, président, et Dany Côté, directeur général de Novago Coopérative

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Marc-André Landry

La fermeture de la succursale d'Amos de la coopérative Novago provoque la grogne chez ses membres producteurs agricoles.

Une trentaine d'entre eux ont rencontré les dirigeants de la coopérative, mardi à Amos. La quincaillerie d'Amos a fermé ses portes le matin même, sans avertissement.

Dans une assemblée houleuse, plusieurs producteurs ont déploré l'attitude cavalière et le manque de respect de la part des dirigeants, qui ne les avaient pas prévenus de cette fermeture.

Ils se sont aussi montrés inquiets face aux solutions proposées par Novago pour maintenir le service aux agriculteurs du secteur d'Amos, avec un système de livraison basé à La Sarre.

Si on pense au milieu agricole du secteur, des petits producteurs de proximité, il n'y aura plus de service dans le secteur d'Amos. Ces gens-là vont devoir se déplacer à La Sarre pour avoir des services, ce qui est complètement aberrant pour des secteurs comme Rochebeaucourt ou Lebel-sur-Quévillon, s'est exclamé le producteur de Launay, Yannick Sylvain.

Le directeur général de la coopérative Novago, Dany Côté, comprend la déception des membres. Il soutient que la fermeture de la succursale d'Amos était inévitable pour des raisons économiques.

Il a cependant bon espoir que les mesures mises de l'avant sauront répondre aux besoins de la majorité des membres.

Le service agricole en partant, on va le maintenir avec un service de distribution amélioré, qui devrait répondre à une bonne partie de la clientèle. Pour le reste, évidemment, ça ne répondra pas à tout. On a évalué des scénarios de petit comptoir agricole, mais dans ce scénario-là, les frais fixes d'opérer ce type de magasin-là, avec un chiffre d'affaires beaucoup plus petit, on est encore dans une zone de non-rentabilité, ce qui était inacceptable, explique Dany Côté.

Quelque 140 producteurs agricoles membres de Novago faisaient affaire avec la succursale d'Amos, qui employait de 6 à 7 personnes.

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Abitibi–Témiscamingue

Agro-industrie