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Les livreurs de Foodora gagnent le droit de se syndiquer, une première au Canada

Une piétonne devant affiche rose où il est écrit votez oui.

Les livreurs de Foodora peuvent voter du 9 au 13 août pour se joindre ou non à un syndicat.

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Radio-Canada

Une décision de la Commission des relations de travail de l’Ontario (CRTO) mardi ouvre la possibilité aux travailleurs autonomes de l’application de livraison de repas Foodora de devenir la première main-d’œuvre liée à une application à défendre ses conditions de travail au Canada. Cette décision pourrait faire jurisprudence pour les autres travailleurs de l'économie de partage.

Foodora impose à ses coursiers un horaire, comme s'ils étaient des employés, mais sans leur en accorder les bénéfices. Les livreurs, qui se déplacent à vélo pour la plupart, veulent être mieux payés, obtenir certains avantages sociaux et se protéger des conditions de la route dangereuses.

Les coursiers de Foodora avaient tenu un vote en août dernier sur l'opportunité de rejoindre le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), mais ses résultats n'ont jamais été dévoilés en raison de sa contestation par Foodora, qui juge le vote illégal.

La compagnie de livraison soutenait que ses livreurs ne peuvent pas se joindre à un syndicat parce qu'ils sont des travailleurs autonomes, et non pas des employés de l'entreprise.

Dans sa décision, considérée comme sa première concernant l'économie des petits boulots, la Commission a décidé que les coursiers travaillent pour Foodora plutôt qu'à titre d'entrepreneurs indépendants.

Un précédent pour d'autres travailleurs autonomes au Canada

Le président national du STTP, Jan Simpson, estime que la décision a des implications pour des milliers de travailleurs en Ontario, qui auront le droit de se syndiquer.

La décision de la CRTO pourrait également servir de précédent pour d'autres travailleurs de la compagnie ailleurs au pays, mais aussi dans l'industrie du partage en général.

Photo d'un jeune homme qui porte un sac à dos et tient un vélo sur le trottoir.

Le livreur de Foodora à Toronto Ivan Ostos dit qu'il s'agit d'un travail à statut précaire.

Photo : CBC/Angelina King

Ivan Ostos, un livreur de Foodora, dit qu'il a aidé à la campagne de syndicalisation à cause des enjeux de la lutte pour donner aux travailleurs autonomes une voix pour défendre leurs conditions de travail.

Foodora dit qu'elle est en train d'examiner la décision et évalue comment elle ira de l'avant avec les livreurs de Toronto et de Mississauga.

Nous respectons le processus de la Commission en vertu de la Loi sur les relations de travail, a déclaré dans un communiqué David Albert, directeur général de Foodora Canada. Tant que la liste des votants n'aura pas été confirmée et que les votes pour la demande de syndicalisation ne seront pas comptés, nous ne pouvons pas spéculer pour le moment sur la question de savoir si le vote va pencher en faveur du STTP et ce que cela pourrait signifier pour notre entreprise. En ce moment, nous continuons comme d'habitude, a-t-il ajouté.

Avec les informations de La Presse canadienne.

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