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Un abattoir faciliterait les démarches de jeunes entrepreneurs en Abitibi-Ouest

Un jeune couple pose bras dessus, bras dessous, souriant.

Jonathan Branconnier et Fanny Dupras-Rossier se lancent dans l'aventure de l'entrepreneuriat en lançant la boucherie du Brack.

Photo : Gracieuseté Jean Caron

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une nouvelle boucherie spécialisée ouvrira ses portes le 2 mars à La Sarre. La Boucherie du Brack remplacera ainsi la Boucherie Désossée sur la 5e avenue.

Le co-propriétaire Jonathan Branconnier souhaite éventuellement offrir du boeuf élevé dans la région, ce qu'un abattoir faciliterait.

C'est sûr qu'on a une vision de boeuf local le plus possible, mais il faut commencer par le commencement, donc on va poursuivre les opérations que Marcellin Gagnon [le propriétaire de la Boucherie Désossée] avait déjà mises en place par rapport à la boucherie, la découpe spécialisée un petit peu, affirme Jonathan Branconnier. On va quand même ouvrir nos horizons pour offrir une gamme de produits un peu plus élaborée.

Pour écouter l'entrevue avec Jonathan Branconnier, écoutez l'audiofil de l'émission Des matinsen or à 8h47 le 25 février.

Il veut créer un partenariat avec des entreprises comme Écoboeuf, une jeune entreprise de Dupuy qui mise sur les boeufs nourris à l'herbe. Présentement, la viande est vendue seulement dans le secteur de Montréal indique le co-propriétaire d'Écoboeuf, Simon Lafontaine.

Simon Lafontaine et Frédérique Lavallée et une autre femme posent tandis que Simon Lafontaine tient une plaque.

Simon Lafontaine et Frédérique Lavallée ont remporté deux prix au gala du Défi Osentreprendre en Abitibi-Témiscamingue en 2019 pour leur projet de boeuf carboneutre, Écoboeuf.

Photo : Radio-Canada / FACEBOOK/DÉFI OSENTREPRENDRE ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

La réglementation de l'abattage et la transformation de viande sont très strictes et, en ce moment, on est forcé de sortir la viande de la région pour pouvoir la commercialiser, dit-il. C'est vraiment plus simple et ça limite les déplacements si la viande est directement commercialisée à Montréal.

Les propriétaires d'Écoboeuf se concentrent présentement sur le développement de leur entreprise. Ils ont acheté leurs premiers veaux au printemps dernier. La lutte aux changements climatiques a motivé les deux propriétaires à modifier les pratiques à la ferme.

Simon Lafontaine se dit prêt à appuyer un projet d'abattoir dans la région.

On travaille à un moyen pour peut-être ramener les carcasses en région et ce serait super, estime-t-il. Dans un monde idéal, on aurait un circuit court avec toutes les étapes qui se déroulent en région et on espère qu'un jour ce sera le cas, mais, en ce moment, il faut un peu faire des pieds et des mains pour trouver une manière que notre produit soit disponible aux gens de la région.

C'est quelque chose qui nous tient vraiment à coeur, ajoute-t-il.

Le dossier de l'abattoir

La préfète de la MRC de Témiscamingue, Claire Bolduc participe à l'organisation d'une rencontre entre les élus du Québec, de l'Ontario et les élus fédéraux.

Il y a des installations qui existent en Ontario qui pourraient être utilisées pour la région. C'est une question de volonté, ce n'est plus une question de possibilité. C'est une question de volonté et d'arrimer les législations du Québec, de l'Ontario et du Canada. C'est vraiment une question de volonté. Sur le plan strictement technologique, c'est possible, assure-t-elle.

« C'est un dossier qui continue d'être discuté, qui continue de faire son chemin et qu'on est loin d'avoir laissé tomber.  »

— Une citation de  La préfète de la MRC de Témiscamingue, Claire Bolduc

La rencontre vise à faire front commun pour développer une entente interprovinciale. On s'adresse à la ministre de l'Agriculture du Canada, [Marie-Claude] Bibeau pour qu'elle facilite les travaux qu'on aura à mener, indique Claire Bolduc.

C'est vraiment le constat qu'on fait, que ce soit interprovincial, avec le fédéral, c'est vraiment la première fois que cette réalité-là, que les interlocuteurs en sont aussi conscients, affirme la préfète de la MRC de Témiscamingue

La date de cette première rencontre n'a pas encore été fixée.

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