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Délégation du Québec à Dakar : des vérifications étaient déjà en cours, dit Legault

Fatima Houda-Pepin en conférence de presse.

Fatima Houda-Pepin est entrée en fonction à Dakar le 25 novembre dernier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement Legault a indiqué qu'une enquête pour comprendre ce qui s’est passé au sein de la délégation générale du Québec à Dakar était « déjà » en cours, réagissant ainsi au reportage de Radio-Canada révélant l'existence d'une crise interne au sein de la délégation menée par Fatima Houda-Pepin.

Mme Houda-Pepin est critiquée par certains employés de la délégation pour son comportement qui aurait créé une ambiance délétère. Des licenciements et des démissions ont été rapportés. On fait également état d’une interdiction faite au personnel local d’utiliser la langue d’usage au Sénégal, le wolof.

Il est également reproché à la déléguée générale d’avoir refusé d’habiter la résidence officielle payée 13 000 $ par mois par le gouvernement du Québec et de préférer résider dans un hôtel, ce qui entraîne des coûts d’hébergement supplémentaires.

Mardi, le gouvernement Legault a signalé que les faits sont connus depuis le mois de janvier par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF), qui assure les frais de la résidence officielle. L’adjoint à la direction des ressources humaines a été envoyé à Dakar pour rencontrer les employés.

C’est déjà des informations qu’on avait. Déjà, une évaluation est en cours, a assuré le premier ministre François Legault.

Quand on aura les résultats de cette évaluation-là, on prendra les décisions appropriées.

François Legault, premier ministre du Québec

On prend la situation très au sérieux […], a réagi de son côté Nadine Girault, la ministre des Relations internationales et de la Francophonie. J'ai besoin d’avoir des preuves, des informations, et je n’ai pas vu ça encore, a-t-elle ajouté.

Tirs groupés de l’opposition

Pendant ce temps, la crise a fait réagir l’opposition, qui demande au premier ministre d’agir.

Pour le Parti libéral, cette situation était prévisible. On ne peut pas laisser pourrir la situation longtemps comme ça, a déclaré Paule Robitaille, députée de Bourassa-Sauvé.

Le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé, a rappelé de son côté que la CAQ de François Legault s’était donné comme objectif d’avoir des profils économiques dans la délégation du Québec à Paris, ce qui n’est pas le cas de Mme Fatima Houda-Pepin.

M. Bérubé conclut à des problèmes importants à la délégation quant à la gestion du personnel et exige une action rapide.

C’est préoccupant, et la ministre Nadine Girault devra, selon moi, prendre une décision dans les prochaines heures quant à l’avenir de Mme Houda-Pepin à la délégation du Québec à Dakar.

Pascal Bérubé, chef par intérim du Parti québécois

Québec solidaire a rappelé que représenter le Québec à l'international est déjà un privilège. Les gens qui occupent ces fonctions devraient être irréprochables et utiliser les installations pour lesquelles les contribuables paient, a fait valoir Vincent Marissal, député de Rosemont.

Selon M. Marissal, il est grand temps de commencer à offrir ces postes à des diplomates de formation ou d'expérience plutôt qu'en guise de récompense.

Ancienne députée provinciale libérale, puis indépendante, Fatima Houda-Pepin a été nommée déléguée générale du Québec à Dakar par le gouvernement caquiste de François Legault en septembre 2019. Elle est entrée en fonction à Dakar le 25 novembre.

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