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Les taxis lancent une pétition pour demander la suppression des frontières municipales

Plan large de deux voitures de taxis de compagnies différentes qui se croisent dans la rue.

Les chauffeurs de taxi jugent les conditions actuelles du marché inéquitables.

Photo : Radio-Canada / Maryse Zeidler

Marc-Antoine Bélanger

L'industrie du taxi de la région de Vancouver lance une pétition afin de faire pression sur le gouvernement britanno-colombien pour qu'il abolisse les frontières municipales auxquelles ils sont soumis.

Anita Huberman, PDG de la Chambre de commerce de Surrey, demande au gouvernement d’enlever les restrictions de frontières municipales pour les 2500 chauffeurs de taxi du Grand Vancouver.

Les chauffeurs pourraient ainsi accueillir des clients, quelle que soit la ville où ils se trouvent.

La PDG de la Chambre de commerce, qui est l’instigatrice de la pétition, en fait une question d’équité, notamment depuis l’arrivée de compagnies de service de transport comme Uber et Lyft.

Nous avons toujours défendu des règles équitables pour tous les joueurs du marché. Nous sommes des partisans de services de transport par réseau, affirme Anita Huberman. Nous défendons les deux industries [les services de transport et les taxis] parce que nous vivons une crise dans le secteur du transport. Les consommateurs ont besoin d’avoir accès à plusieurs options de transport, ajoute-t-elle.

Il faut éviter de rouler à vide, disent les chauffeurs de taxi

Gurdip Sahota, directeur de Sunshine Cabs, précise que les compagnies de transport par réseau peuvent exercer leurs activités dans des régions étendues.

Par exemple, la région 1 s’étend de Whistler, en passant par le Grand Vancouver, jusqu’à la vallée du Fraser et Hope. Ces compagnies ont la liberté de prendre des clients et de les déposer là où ils le veulent. Au contraire, les taxis ne sont pas autorisés [à prendre des clients] en dehors de leur zone municipale et ils sont forcés de revenir dans leur zone sans client. Ça s’appelle “rouler à vide” (deadheading en anglais), et c’est un gaspillage colossal de ressources de transport, explique-t-il.

Le deadheading conduit à l’inefficacité de l’utilisation de flottes de taxis, augmente la congestion [routière], les émissions de gaz à effet de serre, des coûts d'exploitation plus élevés, des temps d’attente plus longs pour les passagers et des revenus plus faibles pour les chauffeurs, a-t-il poursuivi.

En résumé, c’est une proposition perdante pour tout le monde [...] C’est inacceptable en 2020.

Gurdip Sahota, directeur, Sunshine Cabs

La Chambre de commerce de Surrey espère obtenir 100 000 signatures d'ici le 16 mars afin de présenter la pétition au gouvernement.

Claire Trevena au micro.

Le Bureau provincial des transports des passagers agit indépendamment sur la question des frontières, dit la ministre Trevena.

Photo : Radio-Canada / MIKE MCARTHUR

La ministre provinciale des Transports, Claire Trevena, à qui la pétition est adressée, réaffirme que c’est le Bureau de transport des passagers de la Colombie-Britannique (PTB) qui traite de ces questions.

Elle souligne que le Bureau agit indépendamment du gouvernement sur la question des frontières.

C’est un enjeu qui concerne le PTB. C'est lui qui prend des décisions en cette matière.

Claire Trevena, ministre provinciale des Transports

Elle ajoute que le Bureau de transport des passagers étudie la question, mais ne sait pas si le PTB s’est fixé un échéancier pour prendre une décision.

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Colombie-Britannique et Yukon

Transports