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Des habitants des îles Gulf dénoncent la présence croissante de cargos

Un cargo ancré au large avec en arrière-plan les montagnes et en avant-plan un rocher où sont posés des oiseaux marins.

Les sites d'ancrage sont sous l'autorité de Transports Canada, mais sont gérés par le Port de Vancouver.

Photo : Shutterstock / NatureDiver

Radio-Canada

Des habitants des îles Gulf dénoncent la présence croissante de cargos au large de leurs côtes. Ceux-ci ont été détournés des points d'ancrage habituels du port de Vancouver qui sont tous utilisés en raison des barrages ferroviaires et portuaires qui ralentissent le transport de marchandises à travers le pays.

Mardi, 30 des 33 ancrages classés à débordement situés sur les côtes des îles Gulf étaient occupés.

Je ne peux pas être à l'extérieur parce que le bruit provenant du cargo est constant, se plaint Suzanne Walters, une habitante de l'île Gabriola. Son point d'ancrage est si près du rivage que son générateur allumé des semaines durant devient une torture. C'est stressant et irritant.

La situation est inhabituelle, soutient le capitaine de l’autorité portuaire de Vancouver, Shri Madiwal. Il l'explique par les récentes perturbations des opérations ferroviaires qui ont causé des débordements dans les 60 points d’ancrage habituels du Port de Vancouver.

Un problème qui n’est pas nouveau, selon la population

Le port de Vancouver utilise essentiellement les ancrages des îles Gulf comme un prolongement de ses activités depuis un certain temps, dénonce Chris Straw, membre de South Coast Ship Watch Alliance, un regroupement d'habitants qui milite en faveur de l’interdiction des ancrages dans la région.

Les 33 points d’ancrage ont essentiellement été conçus comme une installation de dépannage, mais c’est de moins en moins le cas, dit-il. 

Son groupe soutient que les chargeurs de charbon et de céréales profitent de la situation en permettant à un nombre croissant de navires d'arriver tôt et de se garer gratuitement dans les zones à débordement.

En plus de la pollution de l'air, de l'eau, du bruit et de la lumière, les lourdes chaînes utilisées pour ancrer les cargos géants grattent continuellement le fond marin et détruisent l'habitat des poissons et des plantes, allègue le groupe.

Avec les informations de Karin Larsen

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