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Un 22e Festival du film de l'Outaouais entre grandes premières et cinéma en rappel

Le 22e Festival du film de l’Outaouais proposera 135 longs et courts métrages provenant de 24 pays, du 19 au 27 mars prochain. Le comédien Michel Côté en sera le président d’honneur.

Un photomontage de six affiches de film.

Le Festival du film de l'Outaouais aura lieu du 19 au 27 mars.

Photo : Radio-Canada

Valérie Lessard
Kevin Sweet

Il y aura des grandes premières et des primeurs, avec entre autres Tu te souviendras de moi, Divorce Club et De Gaulle. Des films d’ici (dont Flashwood, le premier long métrage de Jean-Carl Boucher) et d’ailleurs (dont Parasite, récemment couronné aux Oscars), mais aussi des oeuvres qui se rendront (enfin!) jusqu’aux écrans gatinois, incluant Les Hirondelles de Kaboul, Portrait d’une jeune fille en feu ou encore Jouliks de Mariloup Wolfe, Les Nôtres de Jeanne Leblanc et Sympathie pour le diable sur la vie du reporter de guerre Paul Marchand.

Entre les nouveautés et certaines oeuvres présentées en rappel, entre fiction et documentaires, le Festival du film de l’Outaouais (FFO) se prépare à célébrer ses 22 ans et le cinéma sous toutes ses formes.

En marge des projections, des rencontres professionnelles donneront l'occasion aux gens de discuter avec Michel Côté de son parcours professionnel, des défis de tourner un film d'époque avec le cinéaste Benoît Pilon (Iqaluit, Ce qu'il faut pour vivre, Roger Toupin, épicier variété) et la productrice Chantal Lafleur, et des coulisses de l'industrie de la musique québécoise, avec Éric Ruel, qui présentera son documentaire Jukebox : un rêve américain fait au Québec.

Les deux comédiens sont dehors, en train de racler des feuilles, à l'automne. À gauche sur la photo, Rémy Girard tient un rateau de la main droite et un sac brun, de la gauche. Il regarde Karelle Tremblay, qui tient aussi un rateau dans ses mains, devant lui.

Rémy Girard et Karelle Tremblay se donnent la réplique dans le sixième long métrage d'Éric Tessier, «Tu te souviendras de moi».

Photo : Gracieuseté de Films Opale/Marlène Gélineau Payette

Premières et primeurs

Les cinéphiles de la région seront les premiers à découvrir Tu te souviendras de moi d’Éric Tessier (Sur le seuil, Les Pee-Wee 3D, Junior Majeur), une adaptation de la pièce de théâtre de François Archambault abordant la notion de l'instant présent et de la maladie d'Alzheimer. Le film sera projeté en première mondiale, le 19 mars, soit une journée avant sa sortie en salles ailleurs au Québec. La production rassemble Rémy Girard, Karelle Tremblay, Julie LeBreton, David Boutin et France Castel.

Il sourit. Il porte une veste couleur caramel.

Jean-Carl Boucher

Photo :  La production est encore jeune inc. / Fabrice Gaëtan

Le public connaît Jean-Carl Boucher pour son incarnation de Ricardo Trogi dans 1981, 1987 et 1991. Voilà que le comédien, qui est passé de l’autre côté de la caméra, viendra présenter son premier long métrage à titre de réalisateur, Flashwood, mettant en vedette Pier-Luc Funk, Sophie Nélisse, Mehdi Bousaidan et Antoine Pilon. D’ailleurs, le jeune réalisateur sera à Gatineau, le 22 mars, pour rencontrer le public et discuter de ce projet mené de longue haleine, puisque le tournage de Flashwood s'est étalé sur sept ans.

Assis, le comédien, vêtu de l'uniforme militaire de son personnage, tient une feuille de papier devant un vieux microphone sur pied, posé sur une table. Derrière, on voit le reflet du visage de la comédienne incarnant la femme de De Gaulle.

Lambert Wilson prête ses traits au général, dans «De Gaulle», présenté en clôture du 22e Festival du film de l'Outaouais.

Photo : Gracieuseté d'Alain Guizard/BESTIMAGE

Si le FFO s’ouvrira officiellement le 20 mars sur le ton de la comédie, avec Divorce Club de Michaël Youn, il se conclura sept jours plus tard sur une note plus dramatique, avec la première offrande de Gabriel le Bomin, De Gaulle. Lambert Wilson y incarne le général, réfugié à Londres et séparé de sa femme Yvonne, restée en France pendant l’occupation allemande, durant la Deuxième Guerre.

Lambert Wilson sera aussi la tête d’affiche du thriller Les traducteurs, dans lequel il prête ses traits à un éditeur tyrannique.

Dans une des aquarelles, on voit un couple de dos devant une librairie en partie détruite. Elle porte une burqa bleue et lui, des vêtements traditionnels afghans.

Les réalisatrices Zabou Breitman et Éléa Gobbé-Mevelec ont adapté le roman de Yasmina Khadra, «Les Hirondelles de Kaboul».

Photo : Gracieuseté Memento Film Distribution

Du roman au grand écran

Adapté du roman de Yasmina Khadra par les réalisatrices Zabou Breitman et Éléa Gobbé-Mevelec, Les Hirondelles de Kaboul se décline en long métrage animé composé d’aquarelles pour raconter le parcours d’un jeune couple aspirant à la liberté dans un Kaboul aux mains des talibans.

Éric Barbier porte au grand écran le Petit Pays de Gaël Faye (Goncourt des lycéens, 2016), alors qu’Yvan Attal met sa conjointe Charlotte Gainsbourg en scène pour la cinquième fois, dans sa relecture de Mon chien stupide du romancier John Fante.

Le Français Nicolas Boukhrief, à qui on doit le puissant Made in France présenté en ouverture du FFO en 2016, s’est quant à lui inspiré d’un polar signé Pierre Lemaître, Trois jours une vie. L'histoire relate comment la disparition d'un enfant met un villageois sens dessus dessous, et surtout, à cran.

Une femme se tient debout, en plein milieu d'une piscine, comme si elle marchait sur l'eau.

L'héroïne de la réalisatrice Teona Strugar Mitevska ose revendiquer une place pour les femmes dans la religion dans «Dieu existe, son nom est Petrunya».

Photo : Gracieuseté Pyramide International

De femmes, d'amitiés et de diversité

L'amitié est au coeur de Les 3M, une histoire inachevée entre Malika, Moïse et Mathieu, tous trois nés à Casablanca, mais de confessions«  différentes. Il en va de même pour 100 kilos d'étoiles, de Marie-Sophie Chambon, qui met de l'avant la solidarité entre quatre adolescentes qui se rencontrent dans une clinique médicale et vont se serrer les coudes pour permettre à Loïs de concrétiser son rêve d'aller dans l'espace.

Dans Dieu existe, son nom est Petrunya, la Macédonienne Teona Strugar Mitevska explore à sa manière la place de la femme dans la religion. De son côté, dans Miss, Ruben Alves suit Alex, de son rêve de gamin de neuf ans de devenir Miss France jusqu'à sa transformation qui le mènera au coeur de ce concours.

La comédienne Andrée Lachapelle dans le rôle de Marie-Desneiges, dans le long métrage Il pleuvait des oiseaux.

La comédienne Andrée Lachapelle dans le rôle de Marie-Desneiges, dans le long métrage «Il pleuvait des oiseaux».

Photo : Les films Outsiders

Des valeurs sûres en rappel

Avec la projection d’Il pleuvait des oiseaux, les spectateurs pourront (re)voir Andrée Lachapelle, décédée en novembre dernier, dans ce qui s'avère le dernier rôle en carrière. Le long métrage de Louise Archambault est une adaptation cinématographique du roman de Jocelyne Saucier.

D’ailleurs, sa comédie Merci pour tout, avec Julie Perreault et Magalie Lépine-Blondeau, figure aussi en rappel dans la programmation du FFO.

Une jeune femme (Nahéma Ricci), l'air interloqué, entourée de policiers de dos.

Nahéma Ricci crève l'écran dans «Antigone», de Sophie Deraspe.

Photo : ACPAV

L'excellent Antigone de Sophie Deraspe sera aussi à l’affiche, tout comme Le chant des noms le plus récent film de François Girard (Le violon rouge, Hochelaga, Terre des âmes).

Les Gatinois auront également l’occasion de se faire leur propre opinion sur le phénomène Parasite. Le film du Sud-Coréen Bong Joon-ho débarque du côté québécois de la rivière des Outaouais auréolé de sa consécration de film de l'année, aux derniers Oscars.

Un jeune garçon, une femme souriante et Hitler sont assis autour d'une table.

«Jojo Rabbit» de Taika Waititi

Photo : Courtoisie du TIFF

Jojo Rabbit de Taika Waititi a beaucoup fait jaser au Festival international du film de Toronto, l’automne dernier. L’histoire d’un jeune garçon de 10 ans, qui s’imagine devenir l’ami d’Adolf Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale, n’a laissé personne indifférent. Malgré des critiques partagées, le long métrage a remporté le prix du public du TIFF, considéré le prix le plus prestigieux du deuxième festival de films en importance au monde.

POUR Y ALLER
22e Festival du film de l'Outaouais
Du 19 au 27 mars

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