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Alors que l’Ontario n’a toujours pas d’ombudsman des patients, les plaintes s’accumulent

Une femme marche dans un corridor à l'aide d'un déambulateur.

Le Bureau de l'ombudsman des patients a reçu 2400 plaintes lors de la dernière année.

Photo : CBC / Evan Mitsui

Radio-Canada

Des centaines de patients ont fait part de leurs préoccupations concernant leurs interactions avec les hôpitaux, les établissements de soins de longue durée et les soins à domicile au cours de l'année écoulée, révèle le Bureau de l'ombudsman des patients de l'Ontario dans un nouveau rapport publié mardi.

Selon le rapport, des patients reçoivent des informations inadéquates sur leurs dates de sortie de l'hôpital ou des informations contradictoires sur l'obtention d'une place en soins de longue durée.

Le rapport relève aussi des problèmes liés à l'accès aux soins, comme la disponibilité limitée des services de santé mentale et de toxicomanie, et le manque de soins à domicile cohérents.

À la source des plaintes concernant les soins à domicile, le rapport fait état d’une pénurie de personnel de soutien au niveau du système et affirme que la solution réside dans le financement de la province.

Les patients et les soignants ont souvent indiqué qu'ils n'avaient pas été avertis que les services ne seraient pas disponibles un jour donné et qu'ils étaient livrés à eux-mêmes pour mettre en place des plans d'urgence, précise le rapport.

Une femme avec un veston vert.

La ministre de la Santé de l'Ontario Christine Elliott est la dernière à avoir occupé le poste d'ombudsman des patients.

Photo : CBC / Evan Mitsui

Le Bureau de l’ombudsman des patients a reçu plus de 2400 plaintes l'année dernière, sa troisième année de fonctionnement. Seules 653 ont été présentées par écrit, ce qui est une condition préalable à l'ouverture d'une enquête en vue de résoudre la plainte.

Depuis deux ans, le poste d’ombudsman des patients est vacant. Il était occupé par Christine Elliott, la première personne nommée à ce poste après sa création en 2015 par le gouvernement libéral de Kathleen Wynne.

Mme Elliott a quitté le poste en 2018 pour se présenter aux élections sous la bannière des progressistes-conservateurs. Elle est aujourd'hui ministre de la Santé. Le gouvernement n'a commencé le processus de recrutement d'un nouvel ombudsman des patients qu’en janvier.

Une civière dans un corridor en Ontario.

Le rapport est publié alors que le gouvernement Ford tente de tenir sa promesse de mettre fin à la médecine de couloir.

Photo :  CBC / Evan Mitsui

Entre-temps, le personnel du Bureau de l’ombudsman des patients s'est occupé de filtrer les plaintes et de les transmettre aux organismes de santé.

Le mandat de l’ombudsman des patients est d'enquêter et de résoudre les plaintes concernant l'expérience des patients dans les hôpitaux, les maisons de soins de longue durée et les agences de soins communautaires financées par la province.

Il n'enquête pas sur les préoccupations relatives aux décisions de traitement clinique prises par les médecins, les infirmières ou autres travailleurs de la santé réglementés, car celles-ci sont traitées par les ordres professionnels.

Le rapport est publié alors que le gouvernement Ford entreprend une réorganisation importante du système de santé, tout en s'efforçant de tenir sa promesse de mettre fin à la médecine de couloir.

Beaucoup de ces plaintes émanent de patients et d'aidants qui ont connu des retards ou un manque de services spécialisés dans leur communauté, révèle le rapport.

Le document relève également des inquiétudes quant au manque de notoriété de l’ombudsman, craignant que les Ontariens ne soient pas conscients de l'aide que nous pouvons leur apporter lorsqu'ils ont des problèmes avec leurs soins de santé.

Avec les informations de CBC

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