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Bébé aux mains brûlées à Shawinigan : début des témoignages

Un homme de 37 ans (à gauche, sur la photo) et une femme de 22 ans ont été arrêtés en lien avec un bébé aux mains gravement brûlées à Shawinigan

Le suspect de 37 ans (à gauche sur la photo) à son arrivée au palais de justice de Shawinigan

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Radio-Canada

Le deuxième jour du procès d’Éric Michaud, accusé d’avoir délibérément brûlé les mains d’une fillette de 15 mois, se déroule mardi au palais de justice de Shawinigan.

En matinée, des voisines ont raconté ce dont elles ont été témoins le 29 juillet 2017. Une première a confié en sanglots avoir appelé les secours en entendant les cris provenant du logement de l’accusé dans le secteur Grand-Mère.

Une deuxième, aussi très émotive, a expliqué avoir entendu des cris masculins et des hurlements d’enfants alors qu’elle était dans sa cour. Le bruit l’a poussé à rentrer chez elle pour voir ce qui se passait par la fenêtre de sa résidence. La femme encore ébranlée affirme que la fillette était en pleurs sur le balcon avant, assise sur un adulte avec les mains pendantes sur le côté de son corps. Elle dit avoir été soulagée lors de l’arrivée des ambulanciers et des policiers.

Le policier de la Sûreté du Québec qui est intervenu à la suite de la querelle au domicile d’Éric Michaud le 29 juillet a lui aussi fait état d’une scène troublante. Maxime Lafontaine a confié au tribunal avoir fait des cauchemars pendant quatre jours après les événements. Le policier, qui est lui-même père de trois enfants, affirme qu’il n’avait jamais entendu un enfant hurler comme la fillette dont les mains étaient gravement blessées à son arrivée.

Des photos des mains de la petite ont d'ailleurs été présentées par les procureurs du DPCP. Les clichés ont ébranlé les membres du jury, mais aussi Éric Michaud et sa mère, qui assiste à l'audience.

Éric Michaud aurait dit aux policiers que l’enfant se serait brulé avec l’eau du bain, selon la policière Marie-Andrée Cloutier, qui a témoigné mardi après-midi. L'accusé lui aurait dit que c’est un autre enfant qui aurait joué avec les robinets du bain et que la victime aurait par la suite elle-même mis ses mains sous l’eau.

En faisant le tour du logement, la policière constate qu’il y a une friteuse encore chaude sur le comptoir de la cuisine. Elle rapporte qu'Éric Michaud lui aurait dit que la fillette était trop petite pour l’atteindre.

L'homme de 39 ans subit son procès devant jury pour un seul des chefs d’accusation qui pèse contre lui, celui de voies de fait graves. L’homme, qui est détenu depuis son arrestation en novembre 2017, est aussi accusé de négligence criminelle causant des lésions et d’avoir omis de fournir les choses nécessaires à un enfant.

Le procès a commencé lundi. Les douze membres du jury ont été sélectionnés. Le procès doit durer quatre semaines.

La Couronne va tenter de prouver, au cours des quatre prochaines semaines, que ce n'est pas de l'eau qui a brûlé les mains de l'enfant, mais de l'huile.

Avec les informations d'Amélie Desmarais

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