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La popularité de l’escrime monte en flèche au Nouveau-Brunswick

De gauche à droite: Anthony Gauvin, Mason Perley et Michael Robichaud, tenant la bannière du Club d'escrime de Moncton.

De gauche à droite : Anthony Gauvin, Mason Perley et Michael Robichaud, tenant la bannière du Club d'escrime de Moncton.

Photo : Courtoisie: Pascal Gauvin

Mathieu Massé

Si les films de cape et d’épée n’ont plus nécessairement la cote au cinéma, cela n’empêche pas le sport qu’est l’escrime d'attirer un nombre croissant d'adeptes au Nouveau-Brunswick. Les jeunes de l’équipe provinciale doivent s’entraîner fort afin d'acquérir les réflexes et l'esprit stratégique nécessaires pour battre des adversaires toujours plus coriaces.

L’équipe provinciale d’escrime du Nouveau-Brunswick a le vent dans les voiles. Radio-Canada est allée à la rencontre de quelques-unes de ses plus jeunes recrues pendant un entraînement avec le Club d’escrime de Moncton.

On ne tombe pas dans l’escrime comme dans n’importe quelle discipline. Moins médiatisé que les sports comme le hockey, le soccer ou même le tennis, ce sport attire des athlètes qui s’y retrouvent parfois par hasard.

C’est le cas de Mason Perley, 13 ans, qui a découvert ce sport alors qu’il était allé en voir un autre. J’étais à un tournoi de volley-ball avec ma cousine et de l’autre côté du rideau dans le gymnase, il y avait de l’escrime. Sa curiosité est piquée et il s’inscrit à des cours qui le mèneront sur l’équipe provinciale.

Mason Perley, 13 ans

Mason Perley, 13 ans.

Photo : Radio-Canada / Denis Mazerolle

Pour Anthony Gauvin, 14 ans, ce sont ses parents qui l’ont inscrit et ils avaient visé juste. Anthony en est à sa quatrième année d’escrime et il continue de se plaire dans sa discipline. S’il n’arrive pas à mettre le doigt exactement sur ce qui le pousse à continuer encore après quatre ans, Anthony affirme se sentir bien avec un fleuret à la main. C’est vraiment le fun. C’est pas comme les autres sports.

Anthony Gauvin, 14 ans

Anthony Gauvin, 14 ans.

Photo : Radio-Canada / Denis Mazerolle

Pour Michael Robichaud, 13 ans, il faut d’abord et avant tout trouver un moyen de percer la stratégie de l’adversaire. Tu dois essayer de trouver ce que l’autre va faire pour l’attaquer. C’est pour ça que la stratégie est importante. Tu dois toujours essayer d’être plus intelligent que ton adversaire, analyse-t-il.

Michael Robichaud, 13 ans

Michael Robichaud, 13 ans.

Photo : Radio-Canada / Denis Mazerolle

Anthony Gauvin est bien d’accord avec son coéquipier. Tu dois vraiment penser plus que ton adversaire, mais des fois, il faut juste foncer.

En escrime, trois armes sont à la disposition des athlètes : le fleuret, l’épée et le sabre. Pour le moment, le fleuret est l’arme de prédilection des jeunes rencontrés.

S’il faut faire preuve d’un grand contrôle de son arme, comme dans toute compétition, il faut aussi contrôler ses nerfs. Des fois, ça devient vraiment stressant, raconte Mason Perley, [quand tu es en ronde éliminatoire] tu as seulement une chance et il faut se contrôler.

Même son de cloche du côté d’Anthony Gauvin. Plus la pression monte, plus le risque de craquer augmente, raconte-t-il.

Au début, tout est normal, puis quand tu te retrouves devant quelqu’un qui est vraiment meilleur que toi, c’est là que tu perds un peu ta concentration.

Anthony Gauvin, 14 ans

Et de la concentration, ils en auront besoin dans peu de temps, car l’équipe provinciale du Nouveau-Brunswick sera à Toronto le 13 mars pour le Défi international jeunesse.

Michael Robichaud affirme travailler quotidiennement pour aiguiser ses réflexes et ses stratégies. Avec quatre ans d’escrime dans son baluchon, il aimerait continuer encore longtemps. Si on lui parle de rêve olympique, il tempère un peu les choses en rappelant que tout cela est encore bien loin devant lui.

Modestie ou stratégie? L’avenir le dira.

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