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Une équipe de télévision française produit un thriller policier à Terre-Neuve

Un caméraman tient sa caméra.

Un caméraman se prépare pour le tournage de la deuxième saison de l'émission Maroni, à Tors Cove, T.-N.-L.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Depuis vendredi dernier, quelque 80 comédiens, producteurs et maquilleurs envahissent les villages pittoresques de la péninsule d’Avalon pour réaliser un thriller policier français.

L’équipe de la société parisienne Frenchkiss est de passage à Terre-Neuve pendant 10 jours pour tourner la deuxième saison de la minisérie Maroni, diffusée en Europe sur la chaîne ARTE.

Une équipe de tournage.

L'équipe tourne une scène de l'émission dans le village Tors Cove, à 40 minutes de Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Vendredi dernier, lors du premier jour de tournage, la communauté de Tors Cove, à 40 minutes de Saint-Jean, s’est transformée en réserve autochtone. Cette semaine, la gare d’autobus et les rues de la capitale sont devenues des scènes de fusillade.

Les projets de télévision sont toujours très techniques, ils sont toujours complexes, explique Rob Blackie, co-fondateur de Take The Shot Productions, l'entreprise terre-neuvienne qui aide à produire l'émission.

Mais avec une grande équipe, une équipe qui travaille fort, on arrive toujours à trouver des solutions.

Des techniciens regardent un écran.

Une équipe de techniciens et de machinistes surveillent le tournage d'une scène de l'émission.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

35 jours de tournage à Saint-Pierre

L’équipe française a déjà passé plus d’un mois à Saint-Pierre-et-Miquelon. Dans la deuxième saison de Maroni, la gendarme Chloé Bresson retourne à Saint-Pierre, sa terre natale, pour enquêter sur le meurtre de sa mère.

Mais après avoir tourné la première saison de l’émission dans le jungle de la Guyane, l’hiver nord-américain était un véritable choc pour l’équipe française, selon la maquilleuse, Carine Cabral.

Carine Cabral.

Carine Cabral (au centre), la maquilleuse de l'équipe de Frenchkiss, discute avec ses collègues pendant le tournage de l'émission Maroni, à Tors Cove.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Il fait très froid, mais c’est un très beau décor, relate-t-elle. La contrainte, c’est qu’il faut vraiment rester tout le temps sur le set, dans le froid.

Rob Blackie remarque que les conditions pendant l’hiver peuvent compliquer les choses. Quelques heures avant le tournage à Tors Cove, par exemple, la route donnant accès au plateau a été fermée en raison de la neige. Rob Blackie et son équipe pensaient peut-être avoir besoin de déplacer le tournage à Avondale, une communauté à 50 km à l’ouest.

Rob Blackie.

Le producteur, Rob Blackie, est co-fondateur de la comapgnie Take the Shot Productions, basée à Saint-Jean, T.-N.-L.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Deux équipes, deux langues

Les deux équipes ont aussi des pratiques, de la terminologie et des horaires qui ne sont pas toujours les mêmes.

Dans un premier temps, c’est cool de travailler avec une équipe canadienne, de faire ça à l’américaine. On a vraiment deux façons de travailler très différentes, mais c’est cool parce qu’on se rencontre aujourd’hui et on essaie de s’accorder les uns les autres.

Carine Cabral, maquilleuse

Dans l’équipe, il doit y avoir des problèmes de communication, mais c’est normal, il y a la langue et la culture qui est différente.

Des caméras près du plateau.

Vendredi dernier, environ 80 personnes étaient à Tors Cove, sur le bord de l'eau, pour produire la deuxième saison de l'émission Maroni.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Le producteur Noor Sadar fait le même constat.

Les deux premiers jours, ça va être un travail d'adaptation pour justement apprendre le fonctionnement de chacun, explique-t-il. On a des journées denses et beaucoup de choses à tourner.

Noor Sadar.

Noor Sadar est producteur pour la société audiovisuelle Frenchkiss, qui produit la série Maroni.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Malgré les conditions et l’isolement des lieux de tournage, Noor Sadar se dit ravi d’avoir choisi Terre-Neuve comme l’un des lieux de tournage produire la deuxième saison de l’émission.

On s’était dit “Est-ce qu’on va tourner à Montréal? Il y a plus d’équipes, plus de trucs, ça va être plus facile.” Quand on est venu en repérage avec Olivier [Abbou, le réalisateur] on s'est dit, “Wow, c’est magnifique”, raconte Noor Sadar. On va vraiment exploiter ces paysages.

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